Slide on Venus - Put music to your troubles Jamais deux sans trois, les Slide On Venus accouchent à l'aube de l'automne du plus énergisant cocktail power-pop électrique que la Franche-Comté nous envoyer dans les écoutilles. En attendant l'album, prochaine étape pour le jeune quartet bisontin (?), ce Put music to your troubles, c'est du tube puissance cinq, des mélodies à se damner, des guitares qui turbinent, une basse véloce et une batterie qui propulse le tout avec une énergie retournant le studio. Et la concrétisation de tout cela a pour titre "California saturday ghost" qui pourra trôner tout en haut de la catégorie "single évident pour groupe capable de dézinguer les ondes radios comme personne". On appelle ça un tube et ça en appelle forcément d'autre.
Donc le groupe s'exécute et en aligne un deuxième dans la ligne de mire avec l'électrique et très rock "House of cards", survolté et appuyé par un refrain qui rend addict en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Deux titres et déjà la moitié de la scène pop-rock anglo-saxonne à leurs pieds, les gaziers se chargent de l'autre avec "Asphalt call". La recette est désormais immuable mais d'une efficacité diabolique : on prend prend un diamant brut, on le taille avec une dextérité absolue suivant un tissu d'influences allant des Foo Fighters à Bloc Party en passant par les Biffy Clyro, We are Scientists et toute une flopée de formations anglo-saxonnes à succès ; et ensuite seulement on y ajoute la "SoV's touch" : soit ce mélange littéralement incandescent de power-pop survoltée ultra-efficace et de rock plus électrique au songwriting personnel.
Quasiment impossible de ne pas succomber, surtout que le groupe continue de titiller les enceintes avec un "Aurora" particulièrement efficace quoiqu'un peu classique dans l'écriture, puis avec "Tongue and blood", conclusion idéale pour un EP en forme de mini-collection de singles comme ceux auxquels le groupe nous a habitué depuis Pixel, soit énergisants et savoureux. Sans aucun doute la preuve d'une progression constante à mettre en parallèle à une trajectoire qu'on leur souhaite météoritique. En l'état, Slide On Venus pour de l'autoproduction, c'est quand même furieusement bien produit et le groupe, qui commence à tourner de plus en plus hors des frontières hexagonales ne semble plus qu'avoir une étape majeure à franchir : celle du premier album, fatalement attendu au tournant.