slide_on_venus_pixel.jpg Un peu de pop indie made in Bezak dans les écoutilles, Slide on Venus, SoV pour les intimes débarquent dans nos colonnes informatiques avec un premier EP Pixel gorgé de tubes ultra-mélodiques et aussi énergisants qu'efficaces. Pas de besoin d'amuse-gueule, avec les Bisontins, on enclenche la première à peine installé dans le fauteuil et c'est l'électrique "Trust in adrenaline" qui nous parvient jusqu'aux écoutilles ravies de découvrir un nouveau petite bijou d'émo-pop à la "french-touch" délicatement incandescente. Chez nous on appelle ça un tube. Citant volontier Angel and Airwaves, Razorlight ou My Chemical Romance dans ses influences, le groupe a tendance à faire un peu peur sur le papier, mais dans les faits, la musique de SoV ressemble (heureusement) plus à celle de At the Drive-in ou We are Scientists qu'aux grosses machines marketées pré-citées. On pense parfois à leurs voisins Lead Orphans ou plus lointainement aux Grenoblois d'Elevate Newton's Theory, mais tout en cherchant ses influences un peu partout, le groupe parvient à trouver son style propre, une griffe musicale plutôt finement ciselée et finalement éléctrisante. Livrant quelques titres légers et lumineux comme "The one" ou "Space", les Bisontins préparent le terrain pour quelques nouvelles pépites pop aux mélodies graciles ("Scorn") et à la fraîcheur communicatrice ("Deep inside"). Des morceaux immédiats et aguicheurs qui se dégustent avec gourmandise, des mélodies langoureuses au pouvoir de séduction évident, le tout dopé par quelques offrandes électriques comme sur le bondissant "Red tuft movie". Branché sur courant alternatif, Slide on Venus délaisse un temps la pop fougueuse séductrice de jeunes filles en fleur pour un rock un poil plus viril et plutôt bien troussé. Dans un registre émo-pop surmonté de quelques plans rock qui balancent, les quatre Bisontins livrent un premier essai agréable et énergique, sympathique et savoureusement électrifié.