SleapingDreaming - Victory roses Parfois, on ne sait pas trop comment, on reçoit des pépites, ici, c'est le premier album de SleapingDreaming, non il n'y a pas de faute, 4 titres qui s'étirent sur une demi-heure relaxante. Ce trio autoproduit installé à Brooklyn prétend faire du shoegaze mais il est clairement "postrock", alors si je ne suis pas sûr qu'ils matent leurs godasses pendant les concerts, je veux bien croire qu'ils misent sur l'introspection. Pas de chant, des guitares qui soignent leurs distorsions, des ambiances qui progressent, une rythmique capable d'obscurcir un ciel bleu, un peu de sampling (l'interrogatoire dans Blade Runner), le combo coche toutes les cases du genre et peut donc citer Mogwai comme référence sans souci. Et pourquoi pas Slowdive mais à condition de ne prendre que leurs parties instrumentales et pour le commun des mortels, c'est peu évident. Le groupe confesse de toute façon "ne pas être vraiment shoegaze" mais il garde cet adjectif car il emprunte beaucoup à ce style d'un point de vue technique. Passons outre ces considérations de spécialistes onanisant pour ne garder que l'esprit de SleapingDreaming. On est invité à s'endormir (voire à s'andormir) pour pouvoir rêver avec eux d'horizons moins nuageux, pour s'abandonner en suivant une guitare claire et ses quelques notes qui filent pour éviter les riffs saturés qui les suivent. Les tempos sont maîtrisés, ils évitent toute éventuelle lassitude et mettent même parfois la pression, les rêves ne sont donc pas toujours de tout repos et l'aspect relaxant évoqué en début de chronique vaut surtout pour l'état dans lequel on se retrouve après l'écoute qui procure un réel bien-être car ce Victory roses a peu de chance de devenir un hit des salons des massage. Oui, cet album fait vraiment du bien, d'autant plus que ça faisait un bail que je n'avais pas pris une sérieuse dose de post rock de première qualité (Every country's sun a déjà plus de deux ans...).