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Skao est un groupe tout droit venu de la région parisienne. C'est en 2003 que le groupe lance les hostilités en se constituant un répertoire lorgnant du coté du ska, du rock et du punk, le tout teinté de groove. Les concerts se multiplient dès 2004 aussi bien dans l'hexagone que chez nos voisins belge et suisse, et son coktail détonnant lui a notamment ouvert les portes de la Laiterie de Strasbourg, du Chabada d'Angers et de l'Elysée Montmartre, et lui a donné l'occasion de croiser le fer avec Big Mama, Maximum Kouette et les Caméléons. Après un premier quatre titres édité en 2005, c'est en mars 2008 que parait sous l'égide de Follow Me Records un premier album long format, L'O qui dort. Une tournée à suivi la sortie de ce premier effort pour communier le mélange des rythmes colorées et des tempos résolument rock.

Skao / Chronique LP > L'O qui dort

L'O qui dort Evidemment, avec un nom comme ça, Skao ne donne pas dans le black métal ou dans un sombre rock indus. Evidemment, Skao envoie bien sûr du ska rock. Mais pas seulement. L'O qui dort, premier album des cinq franciliens, est un savant mélange de ska, de rock, mais aussi de groove, de funk et de punk. On est plus proche d'un No Doubt que d'un Kargol's, du fait notamment de la touche féminine au niveau du chant. Une fois les bases posées, que retenir de cette galette ? Beaucoup de choses, croyez moi ! Les réfractaires du style dansant et résolument optimiste, musicalement parlant, peuvent tout de suite passer leur chemin. Pour les autres, vous serez agréablement surpris. Ces dix titres (avec une version acoustique en prime de "Elle", présent dans la tracklist) bénéficient d'une production particulièrement efficace, puissante et soignée. Du coup, c'est le répertoire de Skao qui se voit décupler d'intérêt. Concrètement, ça joue bien, les compos sont cohérentes, les morceaux efficaces et calibrés pour faire passer un bon moment à l'auditeur qui aura laissé tous ses préjugés de côté. Le groupe n'a pas inventé le fil à couper le beurre, mais ils ne l'ont pas revendiqué, et franchement, on s'en branle un peu tant que la musique est bonne ! Skao joue dans la même cour qu'un Maximum Kouette ou un Big Mama version deuxième album. Et jouer ce style passé un peu de mode en 2008, c'est peut être un peu risqué, mais c'est tout à l'honneur de ce quintet qui respire la bonne humeur et la complicité. Chantés en français de fort belle manière, les textes sont un condensé réaliste et véritablement humain du quotidien, et même si je ne porte pas trop d'importance aux textes de ce genre de groupe (souvent démago et parfois trop contestataires), sur ce coup, c'est bien foutu ! Le groupe passe d'un style à un autre sans casse, et on passe vraiment un bon moment en écoutant Skao. En résumé, de bons musiciens, de très bonnes idées bien exploitées, un chant féminin qui n'en fait pas trop et qui reste dans le bon ton, et des morceaux qui tiennent parfaitement la route. Propre, simple et efficace. Une bonne devise en somme.