Silver Dust

Silver Dust / Chronique LP > Symphony of chaos

silver dust Symphony of chaos Tout commence par une belle envolée électro avant d'être rattrapée par une batterie qui lance le tempo, appuyée par des riffs profonds et lourds. Pas de question à se poser sur "Fire !" qui ouvre cet album : on a des influences indus à la Rammstein plus qu'évidentes sur ce premier morceau. Silver Dust se démarque des Teutons avec un chant clair plus lyrique et des rythmiques technos qui ponctuent joliment le tout. Je vous parlais de cette foison d'artistes qui brisent actuellement les codes en adoptant des compos utilisant le crossover à outrance. Alors oui, parfois c'est "too much" et décousu, mais pas ici. On a un style bien unique qui se construit au fil de l'album avec une ambiance gothique qui doit beaucoup au chant. Dès le deuxième morceau on retrouve des riffs plus death, avec toujours cette ambiance goth'. On alterne entre tout ça de manière harmonieuse, le chant se montrant parfois proche d'un cantique. Dans "I'm flying" et "Symphony of chaos", vous retrouverez même un riff "hystérien" que les furieuses et les furieux apprécieront dans une version gothique du plus bel effet. Au final, un super album et une très belle découverte qui montre que le monde du metal a encore énormément de choses à proposer. Les groupes qui émergent actuellement font preuve de créativité en brisant les codes et les barrières, et cela n'est pas pour nous déplaire !

Publié dans le Mag #65

Silver Dust / Chronique LP > Lullabies

silver dust - Lullabies Après Athlète dans le numéro précédent, la Suisse est de nouveau représentée dans le W-Fenec mag. Point de punk rock ici mais bien un rock mi-gothique mi-progressif saupoudré d'électronique qui est présenté par Silver Dust avec son quatrième album intitulé Lullabies. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un (bon) moment aussi divertissant que captivant : ambiances dignes d'un film fantastique, chœurs en mode chorale d'église, claviers omniprésents, guitares aussi lugubres que puissantes et rythmes lourds et pesants. C'est prenant, et on entre vite dans l'univers théâtral / Opera Rock du groupe. D'autant plus que c'est bien exécuté et orchestré avec talent. Tout au long des 11 titres composant Lullabies, les frissons et le dépaysement sont garantis, et on pense parfois à Muse ou The Sister of Mercy s'il fallait situer les débats. C'est métallique, certes, mais c'est gracieux et parfois touchant. Une ode au voyage et à l'évasion, à découvrir sur scène (le groupe accumulant les tournées européennes).

Publié dans le Mag #51