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Biographie > Shubidoowah

Shub est né en 1996 à Nimes avec à son bord : Did (basse, slide, guitare, trompette), Ben (batterie) et Ralf (guitare/voix). Le groupe enregistre rapidement une première démo et un split avec Bananas At The Audience et Mary Dress. En 2000, une nouvelle démo voit le jour, le groupe commence à trouver sa voie, entre post-punk et noisy-pop, mais c'est vraiment en 2005 que les choses sérieuses commencent : une tournée avec les Marvin et un premier album initulé If you can't read Shub, bad luck you're colorblind via Goback records. En 2008, oui les Shub prennent leur temps, le groupe sort un nouvel album (The snake, the goose and the ladder), re-tournée de nouveau partout en France et embrayent, deux ans après, en 2010 avec Fuck my luck. Oui, on est à la bourre.

Shub / Chronique LP > Spot the difference

Shub - Spot the difference Chez Shub, il y a 3 constantes : on peut toujours faire des jeux de mots à la con avec leur nom, la qualité de leurs sorties qui côtoient le haut du panier de la scène indé rock hexagonale et enfin la beauté de leur pochette rendant l'acquisition de l'édition vinyle obligatoire. Car après quelques écoutes et un plaisir presque immédiat, difficile de ne pas céder aux multiples charmes de Spot the difference, leur nouvel album sorti via Rejuvenation Records (STNNNG, Hawks...)

Dès le premier titre, un instrumental, la dynamique prend aux tripes, on retrouve le style racé et singulier de Shub, le cul vissé entre les chaises noise, blues et post-punk avec la petite touche surf-rock qui pimente un plat déjà bien épicé. Sur la seconde piste, "Wasteman", le chant fait son apparition, entre Mark Mothersbaugh (Devo) et David Yow (The Jesus Lizard), le morceau se révèle vite prenant et fait figure d'un des meilleurs moments d'une galette qui n'en manque pourtant pas. Et c'est là l'un des nombreux mérites de Spot the difference, il ne s'essouffle pas, reste carnivore en attention : on dévore une piste en pensant que c'est probablement le titre le plus marquant de l'album, constat qui est réduit en poussière par la piste suivante. La marque des grands disques ? Probablement.

Spot the difference se conclut sur une belle trilogie de titres : "Pirate" et sa basse d'intro' tonitruante, "Been you" et son attaque frontale, "My war is over" et sa lente guerre des nerfs... Bref, voila un disque qui cumule les atouts : c'est singulier, c'est jouissif, le songwriting se tient de A à Z et en plus, la pochette est méga-classe. Allez hop, fais toi plaisir et commande vite fait le vinyle chez Rejuvenation Records de la part du W-fenec. Et n'hésite pas à faire un joli tir groupé avec les derniers STNNNG (ça se prononce "Stunning" à ce qu'il paraît) et Hawks, deux groupes noise qui allient virulence du propos et subtilité avec une facilité déconcertante.

Shub / Chronique LP > Fuck my luck

Shub - Fuck my  luck Je connaissais pas grand chose de Shub, mis à part des chroniques, souvent élogieuses, chez quelques confrères notables et c'est donc avec la plus grande excitation que j'ai jeté une oreille sur cet album. Ouais, tu lis bien, Fuck my luck est sorti grâce à une tripotée de labels (et aussi des asso') qui ont mis leurs moyens dans le même panier. Alors soit ces types sont très sympathiques, soit ils sont super bons, soit les deux. Verdict ? A ton avis ? Ai-je l'habitude de faire des chroniques négatives comme ce salaud d'AureliO ?
Ne les connaissant pas personnellement, je me garderais bien de juger de la sociabilité des musiciens alors je vais me borner à Fuck my luck, ma foi une excellente surprise. Le premier titre, "The last battle of Mohammed J", donne le ton illico presto : ça rentre dans le lard, c'est instrumental, le morceau groove pas mal, l'ensemble est assez cru, noise et punk à la fois... Coté influences, je n'ai pas de référence suffisamment pertinente à placer dans cette chronique, imagine le degré d'originalité du truc, si ce n'est dès la deuxième piste ou un chant très "lizardien", nasillard, apparaît. Et là, avec la grosse particularité de la voix, ça passe ou ça casse mais niveau songwriting percutant, les mecs ont l'air de s'y connaître : ça stagne mais dans le haut niveau. De "Viva la muerte" à "Concrete mixer blues II", on a du Shub qui file tout droit, du Shub qui temporise, du Shub qui travaille ses ambiances et dans tous les cas, ça claque sévère, donnant une diversité plutôt infaillible. Sur le dernier véritable morceau, "Faster" ("Concrete blues II" est plus une interlude, comme la première mouture), le trio déclare qu'il reviendra "faster than you think", on l'espère vraiment.
Enfin, ajoutons que la pochette est plutôt classe et que l'édition vinyle, il en existe une visiblement, doit lui faire prendre une dimension pas négligeable.

NdR : ci-joint, tu trouveras en lien le blog de l'auteur de la pochette qui en décompose la genèse.

[ [fr] La pochette (29 hits)External / [fr] Ecoute Shub: Bandcamp (32 hits)External ]