Shiko Shiko - Ohayô Ouais, ils ont sorti un EP qui s'appelle Bukakke. Ouais (bis), il paraitrait que Shiko Shiko, j'ai pas poussé le vice jusqu'à le vérifier sur Porntube, ça veut dire "branlette" en japonais. Voilà, ça c'est plus ou moins réglé. J'en connais qui penseront intérieurement que ça fait jamais qu'une corde de plus à mon arc déjà bien fourni (Ultraphallus, The Gay Corporation, Kiss The Anus Of A Black Cat et... Coït) et ils auront raison. Le sexe, c'est comme le Nutella, le coca et Fugazi, c'est la vie. Même le sexe tout seul (sic) [note d'Aurelio : mais à 2 c'est mieux quand même].
Coté musique, mon premier contact avec Shiko Shiko a été le live et je dois dire que j'en ai eu un excellent ressenti. De l'énergie en pagaille, ils se droguent c'est certain, et un pot-pas-si-pourri ressemblant à une version fortement Battlesisé (et léchée...) des The Blood Brothers : la facette électro-math-pop des uns avec la furie émo-noise-rock des autres. La collision sur le papier s'avère intéressante, le résultat était très convaincant en live et le paraîtra encore sur cet EP intitulé Ohayô.
Premier titre avec "Kegadoru", première impression confirmée : le titre est excellent. Très percussif en diable, avec ce qu'il faut d'accroches mélodiques et de moments qui s'emballent, aidé par un break simple à base de boom-boom électro, mais assez ravageur quand on y pense, et une conclusion sur un pseudo-foutoir contrôlé. La seconde étape scotche tout de suite avec son gimmick électro, "Xylophono" percute les oreilles de bizarreries sonores : emballé, c'est pesé. "Zaa Zaa" et "Shito shito", les titres suivants, marquent beaucoup moins les esprits, l'intro de "Shito shito" avait pourtant un petit quelque-chose d'envoutant qui laissait présager une suite plus prometteuse. Bref, au delà de ce petit coup de mou, Shiko Shiko cotoie le gratin de l'indie rock sur deux titres et il fallait le signaler. On en attend évidemment plus lors d'un prochain enregistrement. Encore un groupe prometteur sur lequel il faut compter dans la capitale nordiste, Lille, c'est vraiment The place-to-be en matière d'indie rock (Ed Wood Jr, Cercueil, Green Vaughan, Drive With A Dead Girl). Oui je sais, je radote mais je ne suis pas le seul à le penser.