Shelter : Beyond planet Earth Après Mantra, sorti deux ans auparavant, qui marquait une évolution et une ouverture musicale certaine, que pouvions-nous attendre de Shelter avec Beyond planet Earth ? Une redite du précédent pour élargir son cercle de fans ? Un retour aux sources pour rameuter les éventuels déçus de Mantra ? Quelque chose de nouveau et de surprenant ? Sans conteste, il s'agit bien d'une continuité qui creuse encore plus le fossé entre le passé et le présent. Shelter s'est manifestement installé profondément dans le punk-rock mélodique (skate-punk ?) même si il reste encore quelques vestiges hardcore dans leur musique ("Rejuvenate", "Refusal"). Ceci était plus ou moins à prévoir du fait que la formation et l'équipe de production n'ai quasiment pas changé (le très éclectique Tom Soares est toujours derrière les manettes). Cependant, on notera la présence surprenante de "Alone on my birthday", chanson à forte teneur en ska et trompettes plutôt bien ficelée. "In praise of others", déjà présente sur Attaining the supreme, rendront nostalgiques les fans de la première heure. En guise de conclusion, Shelter nous a concocté un remix sans interêt de "Man or beast", titre qui se trouve sur le même disque. Une reprise aurait pu peut-être été plus judicieuse. Ray Cappo, dont la voix est de plus en plus mélodique, se fonde parfaitement dans les harmonies des instruments ce qui fait ressortir un certain côté "mainstream" qui ne déplairait pas aux fans de Green Day ou Alkaline Trio, même si Shelter à son propre style. Malgré cela, Beyond planet Earth, comme presque tous les albums, est un condensé d'énergie à écouter de préfèrence en période estivale. Alors que la direction musicale que prenait Mantra, plus "rentre dedans" dans l'ensemble, pouvait déplaire aux premiers admirateurs, Beyond planet Earth risque de leur faire faire une jaunisse. Le contenu et les idées qu'engendrent les textes de Ray Cappo dans cet album reste sûrement le seul élement qui ne les decevra pas.