sheavy_republic_artwork Avant-propos : avant d'aller plus loin, on va préciser une petite chose pour ne pas choquer les petites âmes chagrines : Sheavy, c'est le Black Sabbath des années 2000. Bien sûr, certains diront peut-être qu'il est exagérer d'affirmer ça, comme ça. auquel cas, ils feraient mieux de poser une petite oreille sur le dernier effort en date des quatre Canadiens. Voilà ça c'est fait. Parce qu'on vous aura prévenu, ceux qui n'aiment pas le bon gros heavy rock de mamie peuvent passer leur chemin, on ne leur en tiendra pas rigueur.
Ce petit point de détail ayant été éclairci, il est peut-être temps de se pencher un peu plus sérieusement sur Republic?, le petit dernier de la discographie de Sheavy. Le riff alerte, les inflexions de voix à la Ozzy (Osbourne pour les mous du bulbe... sic), "Spy vs spy", "Hangman" ou encore "Moment of silence" remplissent allégrement le cahier des charges de tout bon album de gros rock bien heavy qui se respecte. Du rock catchy, rugueux, énergique lesté de quelques soli de gratte bien comme il faut. Une prod impeccable, un son terriblement efficace et qu'importe si ça reste assez conventionnel, ça fait du bien par où ça passe.
Dans le genre remède contre la gueule de bois de la veille, c'est mieux qu'un Aspro 1000mg, Sheavy remet directement la tête à l'endroit, lestant par la même occasion, son album de quelques hits qui tabassent ("Revenge of the viper three", "The man who never was", "Stingray part III") et se permet même quelques passages un peu plus "expérimentaux" plutôt réussis ("A phone booth in the middle of nowhere"). Au final, malgré quelques morceaux manquant un peu de renouvellement ("The rook", "Imitation of Christ"), les Canadiens accouchent d'un album fort sympathique, à l'énergie contaminatrice, même si dans le genre qui met des claques, on peut toujours préférer les Américains d'Artimus Pyledriver. Question de préférence personnelle évidemment.