Sharko : live à l'Aéronef (2007) Sharko : live à l'Aéronef (2007) Première constatation, la Belgique et l'Espagne rameutent moins de monde que la Finlande et l'Allemagne... Le public est plus clairsemé mais également plus âgé et plus connaisseur. The Sunday Drivers débutent la soirée avec leur pop-folk sortie du passé (tout comme les 6 membres du groupe ?), les Espagnols réchauffent l'atmosphère avec des titres qu'ils éxécutent avec beaucoup de facilité, c'est la dernière date de leur petite tournée en France et les extraits de Tiny telephone sont déjà bien rodés même si c'est avec leur "vieux" tube "On my mind" que les petits gars de Tolède réveillent l'assistance, un peu tardivement car après les "lalalalala" repris par l'Aéronef, il est déjà temps pour eux de faire place nette. Jero Romero (faux Ben Harper dans le brouillard) nous remercie (en français, en anglais, en espagnol) ainsi que le staff du groupe et s'en va, visiblement enthousiasmé par l'accueil qu'ils ont reçu.
Le rideau est tiré, le temps pour l'équipe de Sharko d'installer les "spots peaux de batterie" qui vont illuminer circulairement la scène. Quelques notes, Hello everyone, "Bug" donne le ton, ce soir, c'est bien entendu Molécule qu'on entendra. Cité ici dans le désordre, presque tout l'album y passe ("Bug", "Sugarboy", "Sweet protection", "Motels", "No contest", "I need someone", "No more I give up", "Love is a bug", "Trip", "Rock 1") et c'est bien sûr un régal, quand, comme moi, on adore ce dernier album en date. Mais comme la soirée est longue, les précédents ne sont pas laissés de côté, de toute façon, qui peut imaginer un concert de Sharko sans "Excellent" (extrait de III tout comme "Spotlite" ou "Rip off (a phone call)") ou le tube fondateur "I went down" (issu de Meeuws 2 à l'instar de "Minute"). Si le concert se déroule bien trop vite pour qu'on se souvienne de tout, les moments qui m'ont le plus marqués sont le "Motels" ravageur, les poses rock'n'roll et les pas de danse de David, les choeurs du public pour "Excellent" et la reprise (improvisée ?) de ce titre au ukulélé lors du rappel alors que le public chante le refrain du morceau, le chaleureux "Spotlite", les petites bières descendues par Teuk (toujours sapé en rouge), seul petit bémol, si Sharko nous gratifie d'un rappel, les deux titres joués sont très calmes alors qu'avec la chaleur de la salle, il y avait certainement moyen de partir sur un feu d'artifice...