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Suivre la trajectoire de Settled in motion n'est pas vraiment chose aisée tant l'histoire du groupe a été jalonné de changements de line-up et même de nom de groupe, puisque SIM s'est baptisé Glasgow3 avant de devenir ce qu'il est aujourd'hui, s'offrant au passage un léger changement de style, passant ainsi d'un rock épileptique toujours sur le fil du rasoir à une pop indie plus sucrée et électrisante qui renvoie assez inévitablement à leurs voisins de Rhesus. Après avoir notamment tourné aux côtés de Stuck in the sound et autres Tokyo Sex Destruction, le trio Settled in motion sort à l'automne 2007 son premier mini-album, un EP 7 titres baptisé No drama, no heroes.

Settled in Motion / Chronique EP > No drama, no heroes


settled_in_motion_no_drama_no_heroes.jpg On va le dire tout de suite pour ne pas tourner autours du sujet cent sept ans, oui, Settled in motion ressemble à Rhesus. Mais le groupe ne s'en cache pas. Mieux, le power-trio grenoblois l'assume complètement et du reste, leur producteur (Frédéric Lefranc) n'est autre que celui des Rhesus mais également de Kaolin. En matière de pop indé, le bonhomme s'y connaît donc et offre un son parfaitement équilibré à No drama, no heroes, premier EP des ex-Glasgow3. Après s'être essayé au rock arty et cérébral, les Settled in motion on donc changé de nom et dans le même temps ont légèrement affiné leur style musical... sinon plus. De "The twlight hours" à "Instant girl", la logique sera la même et le groupe ne déviera pas d'un iota de sa ligne de conduite, remarquablement équilibrée. Adepte d'une power-pop sucrée, énergisante et électrique mais terriblement séduisante, le trio déballe des compos urgentes, mélodies euphorisantes et guitares épileptiques, bien aidées par des rythmiques furieusement endiablées... à la Rhesus des débuts, certes, mais le groupe n'a pas forcément à rougir de la comparaison. Energique et typiquement anglo-saxon dans son approche pop-rock indé (on pense ainsi variablement à The Kooks, Bloc Party et autres Arctic Monkeys...), Settled in motion livre un premier EP blindés de compos efficaces, mélodies immédiates ("Twice over") et débordant d'énergie communicatrice. La "french-touch" subsonique qui n'est pas sans rappeler le hold-hup que se sont par exemple offert récemment les Hushuppies sur le revival 60's marche à plein régime. "Can't stop" et l'éponyme "No drama, no heroes" ont sont les plus purs exemples, le trio Grenoblois fait preuve d'un vrai talent d'écriture pour produire des pop-songs tubesques ("Can't stop") à la spontanéité rafraichissante ("Instant girl")... Rythmiques bondissante, basse vrombissante, grosses guitares saillantes qui crachent leurs venins, il fallait un single, une pure tuerie pour définitivement asseoir son statut de nouvel espoir de la scène pop indé hexagonale, Settled in motion n'hésite pas une seconde et nous balance un "Lost with control" qui claque dans les tuyaux à la force de mélodies qui se vissent instantanément dans le cerveau. Et ce n'est pas le petit coup de moins bien de "I'm alright, Jack" titre inversement prophétique, qui va nous faire ravaler notre jugement, en tout juste sept tires, les trois Grenoblois nous ont déjà démontré qu'ils en avaient assurément sous la pédale. A suivre de près.