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Biographie > exaltation scénique

Après 3 ans d'existence et 2 démos dont Quiet and empty en juillet 2001, Paranoïd enregistre l'arrivée de deux nouveaux membres : Vincent au clavier et Olivier à la basse. Fin 2002, Elodie (chant), Amaury et Thibaut (guitares), Etienne (batterie) et leurs deux nouveaux compagnons de route décident de devenir Scene of Elation. La musique du groupe a elle aussi un peu évoluée et ils retournent en studio pour sortir une nouvelle démo éponyme et auto-produite. Le combo issu de la région de Maubeuge repart donc pour une nouvelle aventure.
Aprés avoir perdu son bassiste, le quintet enregistre 2 nouveaux titres en septembre 2004, ajouté à un morceau live, cela nous donne le maxi Modern monsters au début de l'année 2005.

Scene Of Elation / Chronique EP > Modern monsters

scene of elation : modern monsters Scene of Elation revient vers nous avec 3 nouveaux titres qui s'étendent au total sur prés de 20 minutes et si le titre live est un poil plus "sourd" que les deux premiers, la qualité de l'ensemble est trés bonne pour un enregistrement "fait maison", l'artwork est lui aussi soigné, images et musique vont donc de paire. Le premier titre "The insanity experience" est court (il ne dépasse pas les 5 minutes !), c'est un titre très pop-rock qui renvoie aux Cranberries par la tonalité du chant mais qui ne s'enferme pas dans cette comparaison grâce aux guitares et au piano, toujours prêts à nous emmener ailleurs, là où on les attend pas forcément. Trés efficace et assez simple dans sa construction, ce titre accroche par son tempo, ses ambiances et ses sonorités. "Modern monster" donne son nom au maxi, c'est l'axe central de ce petit CD, la voix toujours aussi fragile et anglo-saxonne d'Elodie se fait plus maternelle alors que derrière le gimmick de guitare excite nos oreilles, les coups de tom basse cadrent l'auditeur dans un espace assez réduit qui semble se rapetisser, les guitares se font plus insistantes, c'est encore avec la voix d'Elodie qu'on arrive à s'échapper, notre évasion déclenche la furie des instruments qui se font entendre autant que possible, le chaos s'organise autour de nous, et c'est terminé. Dans une veine toujours trés pop-rock, "Adoration" nous remémore les bons vieux The Gathering et en particulier Mandylion (comment se lasser de "Sand and mercury" ?), le chant n'est pas aussi assuré qu'en studio mais ce sont les nappes de piano, les petits sons, les riffs lachés par les guitares et les samples de voix estampillés "post rock" qui font notre bonheur. Scene of Elation nous hypnotise avec ce titre absolument magique...
Modern monsters témoigne donc de l'avancée de Scene of Elation, un groupe qui travaille énormément en studio pour nous charmer en live, entre le format pop du premier morceau et celui plus atmosphérique du troisième, mon choix est fait mais les deux étant de bonne facture, le groupe a de quoi se faire apprécier d'un large public...

Scene Of Elation / Chronique EP > Scene Of Elation

Scene Of Elation : Scene Of Elation Dans la liste de leurs influences, Scene of Elation cite deux fois Mogwai (mais aussi Godspeed You! Black Emperor), c'est dire leur intérêt pour la musique instrumentale, pourtant ils ont la chance d'avoir une très bonne chanteuse en la personne d'Elodie dont le style évoque immanquablement la référence du genre : Anneke de The Gathering (voire la délicieuse voix de la chanteuse d'Evanescence dont l'album sort le mois prochain). La musique elle aussi se rapproche par moment de The Gathering notamment sur le titre le plus pop du maxi, le superbe "No return" dont les rythmiques bien senties et les guitares ensorcelantes donnent une densité et une intensité instrumentale qui monte progressivement sur la fin du titre, un régal. La voix paradisiaque d'Elodie est mise en valeur par elle-même via dfiférentes couches, une basse lourde, des guitares légères ("Matter of conscience") et par des constructions qui savent laisser de la place aux instruments, la seule anicroche au chant étant les choeurs un peu malheureux du court "New-clear". Au côté des guitares et d'une batterie impeccables, il faut noter les excellentes lignes de basse qui tiennent la distance d'un bout à l'autre du maxi. Seul le sample est très discret, mis à part sur l'intro hélicoptérienne de "X-Space", l'extrait d'un film en intro, ça a été fait et refait et on se demande pourquoi là, mais bon, comme le reste du titre, interminable mais pas trop long, est de fort bonne facture, on pardonne ! La tonalité générale de ce maxi pyramydale (un clin d'oeil à l'imagerie de Wish you were here ?) est noisy-rock mais les deux titres qui en ressortent sont "No return", plus pop, et le psychédélique "Humanity in progress", ces deux compositions montrent que Scene of Elation peut s'écarter du style général sans pour autant se perdre, de bonne augure pour la suite...