Révélée à l'âge de 12 ans dans le L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, Scarlett Johansson doit à Sofia Coppola et au peintre Vermeer d'être devenue en quelques mois la nouvelle égérie du cinéma indépendant américain. Deux films, Lost in translation et La jeune fille à la perle (auxquels on peut également ajouter le sympathique Ghost world) l'ont propulsé comme l'actrice la plus "hot" du tout Hollywood (sans jeu de mot). Quelques frasques plus tard, une poignée de projets "hype" plus ou moins réussis (Match Point, Le Dahlia noir, Le Prestige), la belle irradie la pellicule. Un caractère bien trempée, une sensualité exacerbée, Scarlett Johansson peut se permettre de partager la tête d'affiche (avec Ewan McGregor) du semi-flop The Island et d'en sortir absolument indemne. Nouvelle actrice fétiche de Woody Allen (Match Point, Scoop, Vicky Cristina Barcelona), elle décide courant 2007 de ralentir son rythme de tournage pour se consacrer à la musique. Et alors que l'on s'attendait un peu au pire, Scarlett annonce vouloir sortir un album de reprises du maître Tom Waits (jolie preuve de bon goût) baptisé Anywhere I lay my head.