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Biographie > David S(ilmarils).

David avec ou sans "S." selon les albums, David Salsedo de son identité et accessoirement chanteur de Silmarils, groupe ayant donné ses lettres de noblesses à la Fusion en France, pour qui en serait ignorant, (mais aussi producteur des premiers Superbus) profite d'une parenthèse dans la carrière de son groupe pour poser les valises. Accompagné de Jimi D. à la basse et à la guitare (et gratteux depuis toujours chez les Sils), le bonhomme fait l'homme-orchestre (chant, guitare, percus, clavier, ...) et accorde sobrement son nom au projet : Salsedo. Le premier album, Wine & pasta, signé dans une veine pop/folk/rock est prévu pour le 09 juin 2008.

Salsedo / Chronique LP > Wine & pasta

Salsedo - Wine & pasta Accordant un (long) moment de répit à Silmarils, par exemple le temps nécessaire à son saxophoniste (puis scratcheur) J.P. de se mettre dans le peau de Marcel Cerdan dans La môme, David S. le frontman du groupe francilien s'octroie un album solo, un bain de jouvence d'une douzaine de titres que l'on pourrait qualifier de "Folksong", pas l'ombre d'une bribe de "Disco" à l'horizon, je vous rassure.
Plutôt que de courir vite, David préfère prendre son temps et fait de Wine & pasta un album où le calme n'est pas une faiblesse. Même si le bonhomme ne jure de rien, son premier disque est incontestablement placé sous le signe d'une Amérique, sudiste et attrayante (donc pas la version de Bush ou Mc Cain...) et ce, bien qu'une très large place soit accordée à des textes chantés en français. Le choix de certains titres ("Rock me", "Mexico", "Yeah yeah") et celui de la pochette (très états-unienne) s'associe idéalement aux ambiances de western (le single "Mon amour") et latines ("Assez") ou aux thématiques pop développées par Salsedo, presque seul aux commandes. Habitué à la plume aiguisée de Salsedo-Silmarils, les pérégrinations en solo de David ne déçoivent pas. Son songwriting illumine l'album de part en part et ressuscite à la pelle des idées tirées du très contesté Vegas 76 ("Populaire"), sans oublier cette once d'acidité bien caractéristique ("Toujours les même"). Qu'il travaille son karma avec l'attachant "Qu'est-ce qu'on va faire de nous" ou brille par la subtilité des propos ("Que moi"), Salsedo offre une escapade acoustique dont il n'a pas à rougir. Et pour ça, on ne peut que lui tirer notre chapeau !