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Saint Sadrill / Chronique LP > Pierrefilant

Saint Sadrill - Pierrefilant Saint Sadrill, pour celles et ceux qui n'auraient pas lu notre chronique de son premier EP Building lampshades sorti en 2016, est le projet d'Antoine Mermet, membre de plusieurs groupes dont Chromb!. Ce dernier a eu le temps de parfaire sa formule en sextette pour nous offrir un premier album portant le nom de Pierrefilant, une œuvre dense et variée de plus d'une heure, qui revisite notamment cinq des six morceaux de son premier essai. Enregistré en deux jours, ce disque a pu bénéficier des possibilités d'un orchestre aux sonorités larges (vibraphone, synthés et machines, percussions, guitare, basse, batterie et voix) pour embellir ce rock mélodique et capricieux soigné avec envie. Ses effets qui ne sont pas toujours très immédiats peuvent être aisément expliqués par la densité de son propos et les soubresauts qu'il comporte. Pierrefilant est l'exemple même d'une expression artistique libre aux textures sonores léchées et aux ambiances haletantes, oniriques et parfois oppressantes. Le chant d'Antoine, qui ne fera pas forcément l'unanimité du fait de son timbre et de ses articulations souvent maniérées, a le mérite de transmettre à cette œuvre une profondeur qui facilite son immersion avec le temps.

Saint Sadrill / Chronique LP > Building lampshades

Saint Sadrill - Building lampshades Avant de sortir son tout récent 2-titres live et d'aller l'applaudir (au hasard) le 3 mai au FGO-Barbara lors de la soirée parisienne du collectif-label Dur et Doux, Saint Sadrill nous avait concocté en 2016 un premier disque intitulé Building lampshades avec l'aide d'un ordi, d'une voix, de synthés et d'un sax soprano. Derrière ce nom se cache Antoine Mermet, saxophoniste et vocaliste qui a notamment co-fondé Chromb!. Son premier album solo est un répertoire de pop-song électroniques portées par des ambiances très souvent sibyllines. Sans laisser totalement de marbre, ses compositions ont au moins le mérite de provoquer l'attention, par ses sons d'abord, et par sa voix terne ensuite. En parcourant le disque, on ressent l'envie irrépressible d'Antoine de jouer à la fois sur des ambiances éthérées ("Zero", "To go to go to go") avec un côté très religieux par moment ("Yar mum") et sur des aspects plus directs sur lesquels se placent des synthés et des programmations très 70's-80's ("Building lampshades") voire plus moderne comme le downtempo minimaliste de "Tree" ou par le biais de cet effet autotune qu'on entend de façon expéditive à la fin de "We gave you a smile". Un univers à explorer qui ne manque pas d'arguments.