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Après le split de Switch-on, leur dernière formation commune, Gilles (guitare) et Bambirock (basse, voix) décident de monter un trio et "embauchent" alors Rémi (batteur) à l'été 2008, afin de compléter le line-up de ce qui sera Run Ronie Run. Quelques live plus tard, le temps de faire émerger un son ouvertement 90's, une reprise remarquée de Chokebore à l'occasion de la compilation Memoria - A tribute to the alternative 90s produite par le label Yr Letter Records, sortie en octobre 2009, et voici que le groupe enregistre courant 2010 son premier album, Last breath, lequel voit le jour en décembre de la même année.

Run Ronie Run / Chronique LP > Last breath

Run Ronie Run - Last breath Rarement un disque sorti ces dernières années aura autant sonné 90's, tant du point de vue de la production que des morceaux eux-mêmes, oscillant entre rock alternatif incisif, noise-punk racé et pop grungy aussi électrique que fougueuse. Et pourtant Last breath est un disque paru très récemment (fin 2010) dévoilant un groupe qui n'a certainement pas encore fait le deuil de sa jeunesse musicale... Tant mieux pour eux, car s'ils remettent au goût du jour les codes de la musique d'une époque maintenant révolue mais qui rend de plus en plus nostalgique, ils le font avec une classe certaine et un savoir fait évident ("Run Ronnie Run"). Groovy à souhait ("Dance for me"), mais également intimiste et fiévreux (le très beau "Sully"), énergisant comme pas deux ("Sooner or later", "Soulless"), le groupe sait varier les plaisir sans jamais passer pour ce qu'l n'est pas et se révèle donc plutôt efficace dans son genre ("Failure").
Malgré tout, l'ensemble est parfois un peu trop "propret" ("Sometimes") et sage ("Minute love"). Là où les Run Ronie Run auraient pu (du ?) envoyer le gros son bien roots qui brûle les enceintes pour gagner en intensité et puissance d'impact, ils semblent parfois en garder sous la pédale d'effet, comme s'ils hésitaient par instants à enlever (ou pas) la sourdine. Ce qu'il fait du reste un peu plus à partir de "Dependency to" et plus encore avec l'excellent "Fun or pain for us". Le trio met alors le pied sur l'accélérateur et se décide à faire parler la poudre, pour en découdre (oh ça rime...) avec "Day off" et ses riffs bien clinquants, avant de conclure l'album sur une note plus légère et une ballade acoustique : "Emergency". De jolies mélodies, un chant porté par des voix qui se complètent harmonieusement, une poignée de riffs tranchants et un zeste de groove bien senti, Run Ronie Run fait le job et livre ici un premier disque plus qu'honorable et au potentiel de sympathie évident.