royal_bubble_orchestra.jpg Couillu et sous influences, voilà les deux qualificatifs qui viennent sans hésitation à l'esprit lorsque démarre "King of lies", titre d'ouverture du premier album de Royal Bubble Orchestra. Ceux qui veulent du rock dopé aux hormones, rugueux et élevé aux Kyuss et consorts, seront servis. Le nom est lâché, il y a du Kyuss dans les riffs caniculaires de ce premier titre comme il y en aura plus loin dans l'album avec le bouillonnant "Time to despair". Mais pas que. du Motörhead également, voire même un petit quelque chose des Queens of the Stone Age. Heureusement pour ceux qui ne se seraient toujours pas remis de la correction infligé par Blues for the red sun ou Sky valley, deux des albums fondateurs du mouvement stoner et signés. Kyuss (c'est bon, vous suivez là ?), Royal Bubble Orchestra (ou RBO pour les intimes) est autant adepte d'un fuzz effervescent que d'un rock bluesy tranquille. Du pur stoner heavy qui décape, un zeste de réminiscences post-metalliques et une bonne rasade de mélodies pop, il y a un peu de tout cela dans le premier album du combo frenchy. Le tout passé au shaker chromé (dixit la bio du groupe) et nous voilà avec une bonne douzaine de titres taillés dans le marbre pour déboîter les rotules ("Indian bubble"). Une basse bien grasse, un batteur turbulent ("Me and my fuckin' gun"), un chant branché hard tendance old school, le tout pour un résultat qui ratisse large et en met un peu partout sur la platine. et à côté. A la fois urgent et direct (enregistrement en live oblige) et maîtrisé de bout en bout, le premier album des Royal Bubble Orchestra ne changera peut-être pas la face du rock par son originalité débordante mais se distinguera par quelques soli de grattes parfaitement exécutés ("Slave"), une QOTSA's touch assumée ("No room inside") et des compos aussi solides que désaltérantes. Un album massivement burné et plutôt bien produit. qui en plus se paie le luxe de reprendre à sa sauce le "Lullaby" de The Cure, cover par ailleurs approuvée par Robert Smith himself. Alors franchement, que demande le peuple ?