Royal Republic - We are the royal Entre les Danko Jones, Scars on Broadway et autres The Hives (le fameux "Tic tic boom" qui tourne en boucle dans des pubs et bande-son de film, c'est eux), Royal Republic est la nouvelle petite bombe scandinave du moment,... et, malgré une pochette qui fait peine à voir, le prouve avec ce premier album gorgé de titres aussi supersoniques que calibrés pour faire sauter la banque. L'histoire a montré que l'objectif était rempli, du moins dans son pays d'origine. Une collection de tubes évidents, de morceaux plus quelconques et surtout une bonne rasade de rock punky dopées aux mélodies fougueuses à se passer en boucle en attendant la saison estivale.

La mise à feu est orchestrée par le groupe avec "The royal", titre inaugural exécutée à pleine vitesse, les entrailles bien accrochées au siège et drivé par un groupe qui fonce droit dans le tas, façon punk/rock/alternatif énergisant. C'est facile, ça reste dans la tête, ce n'est pas original pour deux sous mais c'est clairement bien troussé. Et dans le genre, on ne demande guère plus à un morceau d'intro. Surtout que sur la piste suivante, les Suédois envoient la première torpille fracasser les charts : "President's daughter". Une mélodie taillée pour se visser dans le cortex, des riffs bien chaloupés, un groove clinquant, du charisme à revendre : mission accomplie, RR envoie comme pas deux. Et enchaîne avec le très cool "Walking down the line", gimmick rock'n'roll à l'appui puis le single, plutôt oubliable, "All because of you"...

Mais à n'en pas douter, le point fort de ce We are the Royal est de savoir rebondir à chaque coup de mou. Pour un "Good to be bad" certainement pas assez décadent pour marquer les esprits, le groupe enclenche la seconde avec le très bon "Full steam spacemachine", pour un "Cry baby cry" très quelconque ou un "I must be out of my mind" sans âme, il oppose "Tommy-Gun", furieusement décomplexé et le très fun "Underwear" (celle-là est pour notre Ted national). Royal Republic n'invente rien, se contente de reprendre des recettes certes, éculées, mais toujours efficaces et de les assaisonner à sa sauce, pour un rendu qui, à l'image de "21st Century gentlemen" respecte à la virgule près un cahier des charges qui met le fun en tout en haut de la liste des priorités. Et le pire, c'est que ça marche pas trop mal, notamment sur "The end" ou plus encore "OiOiOi ". Bon par contre, ça ressemble BEAUCOUP à The Hives...