Rosemary : Tracks for a lifetime Un inédit de Nirvana ? Ah non, en fait c'est "Oh no more", la première track du Tracks for a lifetime de Rosemary... Les 7 autres donnent allégrement dans la nostalgie Seattle-ienne du début des années 90, s'inspirant assez ouvertement du cultissime Nevermind mais puisant également à la source du côté de la rage de Bleach. Comme le son du combo est crade comme il faut (comprendre par là que c'est fait exprès hein...) et que la basse a beaucoup d'importance dans le jeu du trio, c'est plus vers le premier opus de Nirvana et donc une rage punk croisant un rock gras que Rosemary nous emmène. Riffs balancés sans ménagement, chant gouailleur, batterie ronflante, basse ultra dynamique, Tracks for a lifetime est rock n roll avant tout, et donc intemporel : la bande son d'au moins une vie. S'ils avaient sorti ça en 94, on aurait pu crier au scandale, là, longtemps aprsè le suicide du grunge, ce serait mal venu de penser qu'un petit groupe fait ça pour surfer sur le succés d'un culte. Non Rosemary compose, enregistre et joue des titres qu'ils ne peuvent garder entre eux, des morceaux qu'ils jettent en patûre à nos oreilles, ils balancent des notes et des mélodies qui vont s'écraser sur les murs. Cette galette est un petit combat de boxe, il faut rester debout, encaisser les coups, pas forcément les parer et souffler quand on en a l'occasion comme sur "Neither do I", une balade de récupération au milieu d'un maëlstrom grungy dont on ressort un peu groggy.
Rosemary n'est pas qu'une jeune copie des vieux Nirvana mais sans aimer les seconds difficile d'aimer les premiers, moi j'aime bien les petits jeunes même si j'ai un peu de vénération pour leurs aînés...