Rimel - Transparent Ça oppresse, ça tangue, ça fuzze et ça noise, mais ça tient inexorablement et surtout magnifiquement le cap. Voici les premiers mots qui me viennent à l'esprit une fois déroulés les huit titres de Transparent, le premier album de Rimel. Nouveau trio composé de deux anciens Davy Jones Locker (et un actuel Foggy Bottom), Rimel ne fait pas dans la dentelle en bousculant et happant l'esprit de ceux et celles qui auront la curiosité (et le bon goût) de se laisser emporter par l'univers noir et hypnotique du groupe mosellan. C'est sous un déluge de décibels que l'auditeur est cueilli à froid avec des boucles de guitares malsaines et un chant monocorde et envouté ("Transparent"). Que le groupe enchaîne des tempos lourds et mesurés dans le temps ("Déraillés", "Électrique") ou qu'il lâche les chevaux avec des brûlots mâtinés de pop/noise décomplexée ("Le jeu m'a lâché", "Pas de répit"), il excelle dans tous ces registres. Transparent est un disque qui n'a rien de fade ou de répétitif. Non. C'est un disque dont on a du mal à se détacher de par la richesse des sons et des ambiances torturées, et dont je suis curieux de voir la restitution en live. Ça tombe très bien, vu que la release party aura lieu le 15 avril à Nancy. Gardez-moi une place au premier rang, les gars !