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Biographie > Rhesus positif

Depuis 2001 Rhesus est le bébé de trois jeunes grenoblois, Aurélien (voix et guitare), Laura (basse/voix) et Simon (batterie). L'équipe s'étoffe petit à petit et Rhesus rentre en studio durant l'hiver 2002 avec Jean-Pierre Maillard, pour enregistrer le premier EP, masterisé par Steve Rooke à Abbey Road (UK), sorti le 1er octobre 2002 via le label Un Dimanche... Après pas mal de concerts en Rhône-alpes, Rhesus envoûte littéralement le Summum à Grenoble à l'occasion des Rocktambules, le 18 octobre dernier, bien que jouant en première partie (Prohom, Eiffel et Dionysos devant suivre sur la grande scène) c'est un véritable succès auprès du public, et je dois l'avouer, leur CD m'a convaincu ... en espérant que tu l'apprécies bientôt par toi même voici un petit article sur ce trio désarmant.

Review Concert : Rhesus, Rhesus au Grenier à sons (janv. 2008)

Interview : Rhesus, Rhesus B positif (oct. 2008)

Interview : Rhesus, Rhesus disco (mai 2006)

Interview : Rhesus, interview de Rhésus (été 2004)

Interview : Rhesus, Rhesus (décembre 2002)

Rhesus / Chronique LP > The B-sides collection

Rhesus - The B-sides Collection Après une poignée d'EP's, deux albums long-formats et des centaines de dates passées à écumer les scènes de France, de Navarre et d'ailleurs, huit années d'une carrière déjà bien remplie, les Rhesus exhument leurs archives discographiques, dépoussièrent les cartons et vident les placards à la recherches de quelques compos éparses, mises de côtés ou égarées au fil des années. Résultat, pas moins de 29 morceaux (et encore ils n'ont pas tout mis...), idées fugitives et autres chutes de studio à découvrir comme autant d'instants de la vie du groupe qui sont ici compilés sur cet album de faces-B. Un disque disponible en édition limitée ouvertement destiné aux inconditionnels du groupe... Conclusion, il y a évidemment du bon, du très bon et du plus anecdotique dans cette compilation de raretés. C'est aussi comme ça quand on veut rouvrir l'album photo d'une carrière, avec des instants magiques, d'autres plus décalés et improbables, mais c'est sans doute ce qui fait le charme de ce genre d'objet.
On va donc vous faire grâce du décryptage détaillé des 29 pistes audios de ce The B-sides collection, à moins de se lancer dans une thèse détaillant les tenants et aboutissants du pourquoi du comment de la pop enchanteresse des Rhesus et aller à l'essentiel. De la petite sucrerie "Sixth months" au plus dépouillé et intimiste "Shooting star (original)", des chutes de studio au titre enregistré dans une chambre la fenêtre ouverte (sic) selon les propres dires du groupes, le trio nous sert ici quelques titres élégants et spontanés ("This town", "Song #7"). Quelques pop-songs énergisantes et enlevées ("Disaster #2", "Epic"...), d'autres plus feutrées et satinées ("Song #4", "Just a note"), malgré une production parfois inégale, le groupe évite l'écueil du remplissage grossier. Les titres s'enchaînent et le groupe continue de nous séduire, dévoilant quelques petites douceurs mélodiques parsemées ci et là sur un disque bien rempli ("Smashing", "June", "Japan #2")... Comme quand il y en a plus, il y en a encore, le groupe nous sert sur un plateau d'argent un "Disaster #1" tubesque qui aurait largement eu sa place sur n'importe lequel des deux albums du groupe (et ce n'est pas le seul titre...), ce, avant de boucler la boucle sur l'hypnotique "Deconstructed memories". Classe. Quand on pense qu'ils ont encore des titres en réserve et au moins autant d'idées dans la tête, on peut se dire que l'avenir des Rhesus s'annonce radieux...

Rhesus / Chronique LP > The fortune teller said


Rhesus - The fortune teller said "No directions", sa rythmique éléctrisante, sa mélodie entêtante et ses guitares imparables... Une énergie instantanément contaminatrice, une pop'n roll romantique immédiate, ultra-efficace et passe-partout. Un single idéal, parfaitement calibré (mais pas formaté, nuance...) et inspiré pour savater les ondes radios. Parfait, voilà la question du single de l'album déjà réglée. Sauf que... "Hey darling!" vient directement s'enquiller sur la platine. Et là, on en remet une couche. Un véritable hymne power-pop aux attributs 80's/90's, classieux et à griffe inimitable. Une "french-touch" aux guitares frénétiques, à la fougue d'un Bloc Party branché sur 10 000 volts et aux refrains qui viennent se visser dans notre esprit pour ne plus jamais en sortir. Un deuxième single... finalement, c'est pas si dur de pondre un tube, n'en déplaise à certain. Correction, chez Rhesus, c'est assez facile et en tous cas, ça tombe sous le sens... Mais, le trio grenoblois n'est pas de ceux qui tombent dans la facilité et sait également nous gratifier de compositions un peu moins énergisante, mais plus apaisées, délicatement raffinées et s'étendant sur plus de 3'30 (format généralement plus adapté pour les passages radios).
On pense ainsi au vaporeux "Little things" et ses choeurs enchanteurs qui versent dans l'intime ou à "Someday" et ses refrains mélancoliques qui nous font frissonner encore et encore. Elegant et personnel, catchy et inspiré, le son "Rhesus" se nourrit d'influences prestigieuses (en vrac Radiohead, Jeff Buckley, Sonic Youth et The Cure pour ne citer que les plus renommées) mais parvient à trouver sa voie pour produire des compos accessibles et sincères, presque ingénues mais possédant un charme indiscutable ("Will you follow me out"). Des pop-songs éléctriques survoltées ("I suppose" ou "Black cat/white cat") à la The Cinematics, un interlude sorti de nulle part ("Berlin"), de pur moment de rock rafraichissants..., le trio séduit facilement et confirme tout le bien qu'on pensait de Rhesus après une poignée d'EP's bien troussés et un Sad disco incroyablement entêtant. Un petite touche éléctro discrète ("A shelter"), une feeling étourdissant, The fortune teller said est un disque quasiment sans fautes (un "Together" pas forcément inoubliable...), complètement addictif et à la classe monstrueuse, que le groupe referme avec le sublime et déchirant "I still think of you (sometimes)". Rien à redire. Chapeaux-bàs.

Rhesus / Chronique LP > Sad disco


Rhesus : Sad disco A l'instar des nombreuses formations désireuses de poursuivre leur chemin menant à la reconnaissance publique et critique, après deux EPs de grande qualité, Rhesus se devait de franchir l'étape suivante : l'enregistrement d'un premier album. Signés chez Pias, les Lyonnais disposant en plus d'une structure au sein de laquelle ils avaient la possibilité de travailler avec un certain confort, ce Sad disco était forcément attendu de la part de ce groupe considéré par beaucoup comme le fer de lance de la scène pop française actuelle.
Dès le départ, Rhesus met les choses au clair, exit les "Coma", "Staircase" et autres "Sugar kid" issus des deux EPs précédents, le combo est depuis passé au niveau supérieur avec "Bikini test" et surtout le tube pop ultime qu'est "Just let go". Avis aux amateurs de pop-song de haute volée au refrain entêtant et à l'énergie communicative, Rhesus est dans la place. Et veut laisser des traces dans les mémoires. Ce n'est pas l'électrisant et romantique "Sorry for this", qui viendra objecter le contraire. Et s'il est toutefois dommageable que certains titres soient, forcément on s'y attendait un peu, d'un calibre légèrement inférieur à ceux précités (l'éponyme "Sad disco" ou le très (trop) convenu "The actress"...), la majeure partie des compositions de ce premier album élèvent cet opus au niveau de l'excellence.
Pépites pop soyeuses ciselées avec classe ("Daylight", "Back in town"...), songwriting mélancolique et fouillé (un "Afternoon" évoquant les meilleures compositions de Coldplay), rythmiques enlevées ("Anytime"), loin des standards et autres figures imposées du genre calibré pour les radios, Rhesus impose sa griffe et fait passer un grand courant d'air frais sur la scène pop frenchy. Ne reste plus qu'à découvrir ça en live, parce qu'en studio, il n'y pas grand-chose à redire, le groupe grenoblois à tout d'un futur grand. A suivre, évidemment.

Rhesus / Chronique EP > Meanwhile (at) the party

rhesus : meanwhile at the party Second 6 titres tout en beauté pour Rhesus. Le groupe s'était démarqué avec son premier EP et sa pop ravageuse. Cette fois Meanwhile (at) the party, rouge et orangé, s'écoute, se vit beaucoup plus cru. La première impression est souvent la bonne : Rhesus sait parfaitement emmener son auditoire à la frontière du réel.Exit le superflu, le talent qui était pressenti sur le premier Ep ressort illuminé. "Sugar kid", quasiment enfantin fait figure de rêve dans un monde étrangement proche de nous, un imaginaire qui tourne autour de Rhesus, des riffs sucrés, toujours, aux allures de candy, sur fond de cynisme latent. Bien mieux travaillés, les arrangements ont été revus à la perfection, les chansons défilent et s'enchaînent aussi bien que sur le meilleur album des The Cure, qui, chez Rhesus, ne sont jamais bien loin. Les influences électro se ressentent aussi sur titres comme "My phony love" ou "Your smile is a commercial food".
Les influences générales du groupe ont été très bien digérées et on apprécie de découvrir une véritable personnalité chez les Grenoblois. La sensibilité est leur première arme, à fleur de peau, (la touche Radiohead ?) bien mise en avant avec la jolie voix de la bassiste Laura ("Your smile is a commercial food"). Le disque semble plus léger par moments, grâce au travail sur les guitares et la frappe peut-être moins lourde du batteur. Pourtant on n'arrive pas à oublier la douce torpeur dans lequel ils nous plongent, une sorte de mélancolie lente, qui prend aux tripes ("Hello"), dans les montées les plus poussées de leur musique. "Hello" annonce également la délicatesse d'un groupe qui sait composer avec une outro complètement barrée, des sons plus appuyés et rapides, une mélodie de fond qui reste en tête, bref un véritable plaisir. Rhesus n'a pas fini de nous faire du bien.

Rhesus / Chronique EP > Rhesus

rhesus maxi Départ énergique pour retomber en quelques secondes sur une voix et des notes harmonieusement mises en évidence. Nous plongeant dans leur "Coma" cosmique, Rhesus rentre dans un univers planant, avec ici une douceur étrange, quasi irréelle. Très bonne entrée en matière donc pour ce maxi 5 titres. La rythmique semble passer ici au second plan pour revenir deux fois plus puissante au cours de la compo. Suite avec "Staircase", véritable berceuse, ingénue et romantique, où les instruments se greffent petit à petit... Les influences sont très british avec des groupes comme Placebo ou Radiohead. Certaines parties me font penser aux ambiances qu'arrivent à amener Sparklehorse. "Wallpaper life" est à découvrir absolument ne serait-ce que parce qu'à mon avis c'est un des meilleurs titres de ce maxi, mon préféré et à mon sens bien représentatif du groupe, alliant vigueur et tendresse, la recette Made in Rhesus. La compo part sur des accents cyniques et rythmés par une guitare et une voix décidément bien mélancoliques mais sans oublier ici une basse constante, stimulante sur une frappe plutôt acharnée, bref pas de soucis avec Rhesus, on ne risque pas de s'endormir. "Adjani" prend des tons de ballade espiègle "what goes around, goes around... ? My life looks like a disaster". Titres attachants, rythmique accrocheuse, voix agréables, Rhesus a tout les atouts en main. D'accord ce n'est pas franchement original, la pop anglaise on connaît, "Daydream", chanson au titre parlant, on est immédiatement ému par l'ambiance qui se dégage, très "pop'n roll", amoureuse, où le chant est d'abord mis en avant, pour se retirer par la suite et laisser la fin du titre aux instruments. Rendant sa dignité à la pop anglaise, mention très bien (!), Rhesus parvient à nous émouvoir, nous attendrir, avec un son si agréable aux oreilles, bref on en redemande, et on attend la suite prévue pour 2003 en se mordant les doigts de ne pas encore les avoir vus en concert !