Rescue Rangers on fire Rescue Rangers on fire Débarquement en avance, retrouvailles avec Chris, bassiste des RR, puis la joyeuse troupe de Holo tout juste débarquée en terre inconnue et op, on embraye avec le set des premiers nommés. Et là : grosse grosse claque. Ce n'est pas vraiment une surprise, pour les avoir vu en live en première partie de son altesse sérénissime Brant Bjork, on les savait plutôt pas mal sur scène. Mais là, débarrassés de la petite pression inhérente au fait d'avoir du compacter leur set pour des raisons techniques lors de leur précédent passage en ces lieux, le groupe va mettre tout ce qu'il a dans les chaussettes pour livrer un show de très haute volée. Près d'une heure durant, les Rescue Rangers vont passer en revue tout ce que le genre fait de mieux. Soit du grunge de journaliste en herbe (sic), du stoner brut de décoffrage, du psyché enfumé, bref du rock quoi, avec un grand R, de la bière et des riffs taille patron. Là c'est la classe car le groupe y met du coeur à l'ouvrage et c'est à une véritable démonstration de force que l'on a droit. Un gros carton, exécuté avec une maîtrise assez ahurissante. Pas un poil qui dépasse du maillot (private joke inside) : guitare/chant nickel chrome, un bassiste déchaîné et un batteur qui se met dans un état pas possible à force de cogner comme un forcené. Pour faire court ça gère... et l'énergie déployée donne l'impression qu'ils sont... facile cinq sur scène. Euh ben non, trois seulement et heureusement serait-on tenté de dire, parce que vu ce qu'ils nous mettent dans les gencives (et tympans) en configuration trio, on ne préfère même pas imaginer ce que ce serait à cinq. Pouce levé.
Une petite heure donc et quelques brulôts caniculaires dont ils ont le secret plus tard, les Rangers font place nette et laisse le terrain aux Holophonics. Installation du matériel (c'est qu'ils sont venus équipés les bougres) et on appuie sur "on". Les Grenoblois ne sont pas vraiment en terrain conquis pour leur première venue dans le Sud, d'autant que quand un groupe n'est pas connu, le public du Korigan n'est pas forcément très réceptif, quand bien même le set sera d'une belle efficacité. De morceaux issus de Land to end my flight (qu'à vue de nez quatre personnes doivent connaître dans la salle, sic) en compos inédites, les Holo délivrent leur cocktail metal/rock/électro sans sourciller. Gros son, excellent jeu de scène, les cinq occupent l'espace (la scène n'étant pas très grande, ce n'est certes pas très difficile) et envoient du bois même si l'audience n'est pas vraiment très réceptive. Ce n'est rien, ils y vont quand même. C'est aussi ça de devoir affronter un nouveau public qui n'est pas forcément venu pour eux. Et pourtant, malgré des conditions qui ne sont pas idéales et si on a parfois l'impression d'assister à un show privé ou à une répétition live, Holophonics confirme tout le bien que l'on pensait d'eux. Des compos bien troussées, une présence scénique, une vraie envie d'en découdre et surtout une exécution nette et sans bavure (mention spéciale à "Slanging to ourselves" et "Metal genocide" qui sont des tueries en live), nous on aime. A revoir d'urgence dans une salle toute acquise à leur cause...