Red Sun Atacama - Darwin "Pour les fans de Fu Manchu, Red Fang, Uncle Acid And The DeadBeats". Quand je tombe sur un mail dans la boîte du W-Fenec qui commence comme ça, je me hâte de répondre avant qu'un autre me coupe la chronique sous le pied. Je ne connais pas les derniers (c'est grave docteur ?) mais je suis en effet fan de Red Fang (enfin surtout les premiers, j'ai un peu lâché après) et de Fu Manchu (énormément des premiers, des suivants, un peu moins des derniers mais j'ai jamais lâché). Enfin si, j'ai lâché un gros sanglot en apprenant que la date de concert du 12 juin au Glazart était annulée et pas reportée.

Me voilà donc ici pour parler de ce deuxième album des Parisiens de Red Sun Atacama, dont les précédents méfaits (un EP et un album) n'avaient pas encore été chroniqués par nos soins. Je n'ai pas pris le temps d'aller les écouter (je suis déjà suffisamment à la bourre comme ça) mais je n'y manquerai pas tant je trouve que ce Darwin fonctionne très bien. Alors certes, j'ai un poil été décontenancé quand j'ai mis le cd dans ma platine. 39 minutes pour 6 morceaux, dont une intro d'une minute, tu me sors de ma zone de confort, là ! Je ne m'en étais pas rendu compte quand, avant de réclamer le disque, j'avais lancé le lien Soundcloud privé pour écouter quelques secondes des différentes chansons. Oui parce que des fois les bios mettent des influences en avant, que je n'ai pas toujours l'impression de retrouver. Mais là ça collait bien, d'où mon enthousiasme car c'est ainsi que je préfère mon stoner ; quand il est davantage catchy, punk, sauvage que heavy et/ou lent. On ne se refait pas. Je monte le son (ce sont mes voisins qui sont toujours très contents), aime ce que j'entends (riffs assez clichés pour ce style mais efficaces, rythmique entraînante et dynamique) et vaque à d'autres occupations. Et peu de temps après je me dis : alors certes ça fait 15-20 ans qu'on bouffe du stoner à toutes les sauces mais entre deux chansons ils auraient pu varier un peu et ne pas reprendre les mêmes gimmicks ! Un coup d'œil à ma platine pour me rendre compte qu'on en est à 7min30 de "Furies" et que c'est normal d'y trouver des similitudes puisqu'il s'agit du même morceau. Ok, mea culpa. Le titre suivant, "Antares", est encore plus long (9min40) et donc plus bluffant, tant il passe crème lui aussi. D'une manière générale c'est tout l'album qui s'écoute d'une traite, sans temps mort, avec quelques variations de rythme pour rendre l'ensemble plus aéré mais croyez-moi, on en prend quand même plein la tronche et c'est furieusement r'n'r, aidé en cela par une grosse prod' d'Amaury Sauvé (Birds In Row, Robot Orchestra, It It Anita). Fun fact, au moment où j'écris ces lignes je tombe sur leur tout dernier clip, "Revvelator", tourné sur la plage du Cul-du-chien (véridique !) au beau milieu de la forêt de Fontainebleau. Quand je vois comment on galère avec mes potes volleyeurs pour y trimballer notre matos et planter un terrain afin de jouer, je sais pas comment ils ont fait avec leurs instruments et autres. Respect.

Pour finir, notez que ce disque sort sur le label créé par les Mars Red Sky et que dorénavant, quand j'aurai envie d'écouter The action is go, King of the road ou encore mes copains de Öfö AM, j'hésiterai désormais avec Darwin.