The Rebel Assholes - Click and say yeah ! Au programme, entre autres, de cet album ô combien savoureusement punk-rock et au moins autant rageusement mélodique : des Burning Heads rôdant dans les parages (et pas seulement par l'apparition de Pete Sampras sur "What you do is good"), une bonne odeur de Uncommonmenfrommars et même celle des... Second Rate me souffle Gui de Champi à l'oreillette. Avoue qu'on a vu pire en terme d'entrée en matière ! Et c'est sans compter que le pedigree de Click and say yeah ! ne s'arrête pas là...
Dès l'entame du premier "vrai" titre (puisque la première piste est une intro), les Montbéliardais insufflent une nervosité à toute épreuve et donnent le ton : prends le train en marche ou écarte-toi, car il ne s'arrêtera pas pour toi ! Tout le long de l'album, les Rebel Assholes ne nous laissent pas le temps de réfléchir, ils ne lâchent rien, pas même entre deux titres. Le quatuor nous assaille avec ses riffs endiablés (Click and say yeah !, "Bad habits", "Eric is still a bastard", ...) avant que le groove du couple rythmique ne poursuive son œuvre de débauche intensive ("Dare fall get up and try again"), le chant intégralement en anglais de Jean-Loose parfaisant le tout de sa séduisante hargne. Fidèles à eux-même, les Assholes s'amusent à reconstituer l'engagement sans fioritures de leurs prestations scéniques, en deux mots : un véritable régal ! (on retrouve même le je-m'en-footisme vestimentaire de Jean-Rem dans le livret).
Rarement typiquement rentre-dedans et jamais mollement mielleuses, les compos du gang sont une sorte de poigne d'acier dans un gant de satin, un subtil mélange d'irrévérence à l'état brut et d'attitude de branleurs produisant de fumeuses étincelles, toujours libérées avec conviction. Une alchimie où punk et rock'n'roll se mêlent au point de se confondre intensément. Et ce ne sont pas les petites incursions power-pop qui affaiblissent l'édifice, l'équipe de joyeux bras-cassés y sue tout autant sang et eau, faisant de Click and say yeah ! un album très complet sur chacune de ses facettes.
Après avoir bouclé l'année passée en compagnie de Black City Babies, Openightmare ou Justin(e) et dans l'attente, au minimum, des prochaines signatures Kicking Records, 2009 risque d'être à haute teneur en punk-rock et on pourra aisément compter sur les Rebel Assholes pour être de la partie. Alors tu sais ce qu'il te reste à faire en attendant que ces quatre trous du cul passent près de chez toi : Click and say yeah !.