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Ca fait maintenant 10 ans que les suédois de Randy sortent dans l'indifférence générale les meilleurs albums de punk du siècle, au point d'être considéré par Fat Mike comme le meilleur groupe de hardcore mélodique européen, par Brian Wilson comme les successeurs logiques des Beach Boys au 21ème siècle et par Lenny de Mötorhead comme une bande de rigolos qui feraient mieux de retourner à leurs blondasses, mais c'est une autre histoire. Leur penchant pour le rock'n'roll voir la surf music, leur écriture toute en finesse et ultra politisée (on pense à Propaghandi) leur a permis de détrôner les Millencolin dans leur pays d'origine, mais l'on se plait à penser que le reste du monde s'aperçoive enfin que la scène suédoise actuelle ne se limite pas aux fades Division Of Laura Lee. 7 albums au compteur dont le déjà culte Human atom bombs en 2001 et ce Welfare problems toujours aussi punk'n'roll et jouissif. Randy vous en France...

Randy / Chronique LP > Welfare problems

Randy : Welfare problems On sait que les scandinaves naissent tous avec une guitare entre les mains, mais une telle maîtrise de la punk-song parfaite en devient ici presque énervant... on attend désespérément le faux-pas mais rien ne vient, Randy déjoue tout les pronostics à chaque coin de galette. Si l'on démarre sur les chapeaux de roues avec le crade "Dirty tricks", c'est les Beach Boys qui nous cueillent au coin de la rue pour nous emmener à la plage, sur cet entraînant "Man in uniform". Les Randy ont d'ailleurs tendance à énormément accentuer le côté surf et rock'n'roll de leur musique, choeurs calés au millimètre et guitares légèrement dissonantes à la clé comme sur cet émérite "Cheap thrills" ou ce "Welfare problems" qui fait de Randy les homologues des Dwarves ou de Turbonegro de ce côté ci de l'Atlantique. Les Ramones auraient pu écrire "X-Ray eyes" avec un peu plus de lucidité, et ce n'est que rarement que les suédois s'inscrivent à nouveau dans une ligne plus hardcore mélodique qui semble désormais plus les désorganiser qu'autre chose ("Ruff stuff" a du mal à choisir son camp).
Attention, rien à voir pourtant avec le soit-disant renouveau du rock'n'roll, celui des Randy demeure très punk dans l'esprit, avec ce son presque garage dont les Hives ont déterré les restes pour notre plus grand bonheur. Et les problèmes s'envolent comme par magie.