Raincheck

Raincheck / Chronique LP > Highbro lowbro

Raincheck-Highbro lowbro Après s'être échauffés doucement mais sûrement avec deux EPs, True love en 2016 et Last call en 2020, au titre heureusement non prémonitoire, les frérots Raincheck reviennent cette année avec la régularité des J.O. d'été. Cette fois c'est pour un premier album au long format et à la pochette toujours aussi stylée (dédicace à mon bro Gui de Champi, féru de ce qualificatif). Si la formule n'a pas changé d'un iota et l'étiquette punk-hardcore mélodique jamais aussi bien porté son nom, le quatuor lyonnais a néanmoins gagné en maîtrise, en efficacité, en mélodies, en énergie... en tout en fait ! Je peux m'enquiller plusieurs écoutes d'affilée de Highbro lowbro sans sourciller ni m'ennuyer une seule seconde. Les enfants, c'est d'la dynamite ! (Cette blague ne fonctionne que si tu as la référence Kid Dynamite... et Ovomaltine. Déso) Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, c'est Alex (batterie) qui a enregistré le disque les deux doigts dans la prise, donc forcément ça va vite, avec quelques breaks bien sentis et refrains sautillants ou prétextes à tous autres types de cascades. Allez, c'est cadeau, voici mon trio de tête pour travailler ton cardio : "Turning point", "Deal's gone bad" et "Set in stone", avec un p'tit "Homegrown" en rab pour la forme, et sans compter la mega reprise de la mort qui tue qui déchire en morceau bonus caché, à l'ancienne. Trop vieux pour mourir jeunes mais bien nés pour être vivants (salut Patrick !).

Publié dans le Mag #63

Raincheck / Chronique LP > Last call

RainCheck - Last call D'abord quintet devenu quatuor au fil de temps au gré de changements de line-up, Raincheck est clairement le groupe qui rentre dans ma catégorie "À suivre, et de très près". Sévissant depuis 2014 dans un registre punk rock clairement influencé par la scène punk hardcore US, et déjà auteur d'un très bon premier EP (True love) en 2016, les gars poussent encore plus loin le bouchon (lyonnais) en présentant en sortie de confinement son second court format intitulé Last call. En espérant sincèrement que ça ne sera pas le dernier (EP ou appel, à toi de choisir).

Envoyés pied au plancher, sans retenue et toujours bien inspirés, les six titres (chantés/hurlés en anglais, évidemment) sentent le souffre à plein nez. Et je te conseille de faire gaffe à tes narines, car même si ça sent très bon, tu risques de prendre par la même occasion quelques bourre-pif qui pourraient bien te mettre KO pour un bon moment. Car le fun et les mélodies du punk hardcore de Raincheck trouve toute leur consistance avec la rapidité et la puissance d'exécution des compos brûlantes et délicieusement hargneuses. Et même si j'ai une préférence pour les morceaux au savoureux mélange d'émotion et de rage ("Rational choice theory", "Infused confusion"), j'avoue éprouver un plaisir non dissimulé quand les garçons lâchent les lions (pfff, facile) en mode fa(s)t and furious, comme avec le percutant "Cleaned out" ou le rapide "Foolish"). Les références à leurs aînés et héros sont évidentes lors du petit quart d'heure d'écoute de Last call, mais Raincheck fait le boulot avec conviction, détermination et aussi et surtout sans se prendre au sérieux.

Et maintenant qu'on a bien rigolé, il faudra bien songer à l'album, hein ? En attendant, et dans la plus grande tradition du DIY, je t'invite à prendre attache avec l'un des différents labels qui ont mutualisé leurs forces pour proposer ce disque à l'artwork de qualité. Bisou.

Publié dans le Mag #44