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Radiosofa est un groupe formé par 4 lycéens qui sont aujourd'hui trentenaires (ou presque). Des potes de lycée qui écoutent le même genre de zik (le rock qui chante en anglais) et forment un groupe, c'est une histoire classique. Nombreux sont ceux qui ne passent pas franchement le cap du bar d'à côté et de la démo pourrave, encore plus si on habite Fécamp, pas franchement l'épicentre du monde du rock, pas franchement idéal pour se faire repérer... Mais Thomas (chanteur), Fabien (guitariste), Ludwig (bassiste) et Mathieu (batteur) résistent à l'université, à l'âge adulte, aux pauses, aux changements de noms (Union Jack puis Mister Jack -période à laquelle Thomas s'invite chez Enola-, Sofa) pour enregistrer un premier album, éponyme (Radiosofa), avec Rudy Coclet (Sharko, Mud Flow, Jeronimo, Girls In Hawaii...) qui sort chez Pias. Lâchés par leur label, le groupe trouve du renfort à la guitare et au chant en la personne de Matthieu et signe chez Opposit Prod qui sort leur deuxième effort en novembre 2010, Le souffle court est une pépite travaillée chez Antoine Gaillet (M83, Arman Melies) qui n'est qu'autre que le bassiste d'Enola !

RadioSofa / Chronique LP > Le souffle court

Radiosofa - Le souffle court Sons purs, voix claires, mélodies entêtantes, textes inspirés, Radiosofa signe avec Le souffle court un des meilleurs albums de pop-rock français de l'année 2010. Un disque qui pourrait également plaire aux non francophones tant il a des qualités. Avec des influences venues d'Outre-Manche et d'Outre-Atlantique (la reprise de "Fuzzy" de Grant Lee Buffalo n'est pas anodine) mais s'exprimant en français, Radiosofa prend des risques et ose à la fois une pop douce et un rock option basse qui attaque et disto classe. Mettez de côté les timbres des voix et vous penserez fatalement aux talents de Noir Désir (c'est flagrant sur "Le souffle court" et on pourrait imaginer que le groupe ajoute un petit "Ici Paris" au milieu des autres références (Hiroshima mon amour, London calling...) de l'excellent morceau "Hiroshima"). La couleur de l'album est tout de même plutôt douce et pop, quelque part entre Elista (pour l'efficacité) et Arman Méliès (pour la délicatesse et la précision), comparaison fatale du fait de la présence de Jan (Arman Méliès et ex-Enola) qui chante mais qui a également participé à l'écriture de "Voyageurs immobiles". Un invité qui marque de son empreinte cette plage mais également d'autres passages ("Comme un rêve", "10 000 brasses", "Les pylones"... pour leurs orchestrations). Son influence auprès des Radiosofa est en tout cas bien plus notable que celle de Da Silva qui participe "par hasard" à maintenir la tension sur "Les portes".
Les Normands jouent donc à la fois sur les registres de la simplicité et de la pureté mais créent aussi des compositions arrangées, orchestrées et très finement réfléchies. Ces deux aspects offrant à chaque titre une forte identité et s'amalgamant parfaitement pour donner à l'ensemble un goût particulier mais fait s'activer les papilles dès les premières écoutes. Ce deuxième album est donc une grande réussite, gageons qu'avec Le souffle court, Radiosofa trouve son public et récolte les fruits d'un long labeur.

RadioSofa / Chronique LP > RadioSofa

Radiosofa - Radiosofa A la réception du nouvel album (Le souffle court) de Radiosofa, ce nom me disait quelque chose. A l'écoute, j'ai douté de moi tant le groupe avait de la classe et m'a immédiatement plu, un tel talent aurait-il pu passer entre mes oreilles sans que je n'y sois réceptif ? Oui. Et non.
Oui, car j'ai bel et bien reçu l'éponyme Radiosofa lors de sa sortie, je l'ai écouté et comme de nombreux autres disques (au moins les deux tiers de ce que je réceptionne !), j'ai décidé de ne pas le chroniquer... Le peu de temps libre laissé au monstre chronophage W-Fenec ne me permet pas de dépenser plusieurs heures pour un groupe qui ne m'accroche pas, ne m'emmène pas de force sur ses territoires. Le Radiosofa de 2006, ce quatuor qui s'affiche sur sa pochette (c'est une mauvaise idée les gars) n'avait pas retenu mon attention.
Et non, car le groupe n'a pas encore cette étincelle qui fait qu'ils touchent immédiatement l'auditeur. Dans l'ensemble les compositions sont certes travaillées dans le détail, mais les guitares et les rythmiques sont relativement simples (voire poussives par moments). Les élans très modérés et trop évidents, les effets pas forcément percutants et, handicap irrémédiable pour moi, le chant joue bien trop avec les aigus (et encore parfois quelques effets mal sentis), Thomas joue trop avec ses limites et franchit les miennes. Voilà pourquoi ce Radiosofa a dormi pendant trois ans parmi d'autres galettes avant que je ne le ressorte aujourd'hui histoire de combler une lacune pour le lecteur avide et surtout de mettre en relief les progrès incroyables (?!) réalisés pour en arriver au Radiosofa de 2010, un Radiosofa qui a su me retourner et me mettre dans sa poche.