Stunts fights and mariaches Depuis Dirty flower chroniqué dans nos pages en l'an 2002, on n'avait pas énormément de nouvelles sonores de The Pookies. Au point d'en ricaner avec Gweno, bassiste du groupe, riant un peu jaune quand on évoquait la question. Bien sûr, dans notre cher milieu indie rock punkie français, The Pookies n'était inconnu pour personne. Puis tout s'accélère. Le groupe enregistre une magnifique reprise de "Saturday crime fever" pour le démoniaque Last exit to Poitiers : a tribute to Seven Hate. Puis Sons Of Buddha a déboulé sans crier gare il y a une petite année avec Ed UMFM et Gweno aux commandes. Mais voilà, Lolo Dirty Witch a remis les pendules à l'heure, a foutu un bon coup de pied au cul des trois morveux et hop, petite signature sur son label et sortie d'album, Stunts, fights and mariachies en l'occurence. Changement de label donc (passer du label des vendus Minimum Serious au label du mec qui a signé Second Rate, vous pigez ? du bon quoi !) et encore une bonne raison de parler du trio. Moi qui ne connaissait qu'une poignée de titres du groupe, je peux vous dire que je suis encore sur le cul (bon, c'est vrai que j'ai du mal à frapper sur mon clavier en position debout, mais bon, c'est une autre histoire). Bah ouais, The Pookies me met tellement une baffe à chaque fois que j'enfourne dans mon lecteur ce disque que c'est à la limite du dépôt de plainte pour coups et blessures. En plus des oreilles touchées (le son est tellement bon qu'on ne resiste pas à le monter pour apprécier encore plus le tout), c'est principalement le coeur, les yeux et le cerveau qui en prennent pour leur grade. Le coeur car on ne peut rester insensible aux géniales mélodies de ce disque ("Democratie for dinner", le génial "Kid-o-matic"), aux grandes envolés rock punchy décelés ici et là ("1933", morceau fou par excellence, le démoniaque "New Orleans", "Green host", "Not breathing" furieusement rock à en faire palir les Flying Donuts !)... et puis bien sûr à ces morceaux qui deviennent par le fait de véritables tubes avec des pointes émo pas déplaisantes ("Introduction tambien", "Over and over and out"...). Les morceaux sont très aboutis, on sent qu'il y a du boulot de composition chez le trio, mais paradoxalement, ce qui frappe également, c'est cette sorte de spontanéité dans l'exécution de certains titres. A noter également que la plupart des morceaux sonnent comme des tubes en puissance et que la structure de ces morceaux pourrait en laisser plus d'un sur le cul (on y revient !) tellement c'est bien foutu. J'en ai fini pour le coeur. Passons aux oeils... D'ailleurs, je ne vous remercie pas, Messieurs Measson, Gangloff et Follain. Vous me faites subir d'atroces souffrances. Votre musique est tellement vibrante que j'en ai presque les larmes aux yeux. Et c'est notamment du à cause de ce Monsieur Follain et de sa voix infléchissable (chanterait-il mieux que ses trois frangins ? à vous de juger). Sérieusement, les voices sont parfaites. Un point c'est tout. Quant au cerveau, il a fumé tellement j'ai tenté de répondre à une question : quid de la présence de Ed (UMFM, SOB) et d'Oliv' Dead Pop Club (également surnommé "le Bob de Watcha du rock 'n' roll" pour sa présence en guest sur divers disques !!) sur ce disque ? pour s'acheter une crédibilité ? Pour crâner un bon coup et faire valoir son carnet d'adresse ? Par chantage ? Finalement, j'ai réussi à répondre à cette question tout seul... C'est parce que c'est comme ça, et qu'on ne peut pas refuser de participer à la grande aventure de The Pookies. En résumé, en un mot comme en sang, The Pookies est la belle surprise de cette fin d'année 2005. Maintenant, quand on dira du bien de ce trio, on pourra s'appuyer sur ce disque qui restera une des belles réussites de cette année (avec le dernier Sexypop et...SOB !). Coup de coeur gui de champiesque.