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Biographie > De John à Pollyanna

Pollyanna, c'est avant tout Isabelle Casier. Une passionnée de musique qui commence la guitare à 12 ans et forme son premier groupe à 20, John. Le groupe marseillais enchaîne les concerts et se fait vite repérer. Dominique A invite le jeune trio à le suivre en tournée dans le sud de la France à l'automne 1999. Après cette tournée, François Breut demande à la jeune songwriteuse de lui écrire une chanson, "Departures". Isabelle quitte Marseille pour Paris. Ce sont les débuts de Pollyanna. Un premier EP en solo (Cow-boys) sort en 2001. En 2002, David vient rejoindre la jeune femme à la guitare. A eux deux, ils enregistrent Whatever they say, I'm a princess.

Pollyanna / Chronique LP > Whatever they say, I'm a princess

whatever they say de pollyanna Pollyanna, c'est le nom d'un roman américain, pillier de l'éducation des petites filles. Pollyanna est une petite orpheline qui ne perd jamais la foi dans le Bien malgré les épreuves qu'elle rencontre. En clair, elle est naïve... tout comme la musique du duo. Une base voix-guitare sèche domine et sert des chansons folk simples et dépouillées. Parfois, un violoncelle, un charango (sorte de mini guitare sud-américaine) ou une accompagnement très léger à la batterie viennent sublimer des mélodies douces. A l'image de "Song for a room", ce disque semble être fait pour être savouré au calme dans sa chambre... au risque de sombrer dans la mélancolie. Et c'est là qu'Isabelle dévoile tous ses talents de songwriteuse; on pense à Suzanne Vega ou à Shannon Wright en plus calme et monocorde. Whatever they say, I'm a princess dévoile des paroles en anglais à l'amertume et la poésie incontestables. Tantôt brisée par naïveté sur "Matador" (I should have shown the iron behind the velvet of your skin), tantôt indécise ("I like it, to be naked and cold, I guess I do"), Pollyanna est avant une grande solitaire pas très fun : "This is a song for a room because I hate dancing and entertaining". Elle préfère s'enfermer dans des souvenirs réels ou fantasmés pas franchement plus gais : un père militaire aux dents de barbelés ("Iron man") mort à la guerre il y a soixante ans ("In my pocket"). Au final, on n'est peut-être pas très loin de la Pollyanna du roman... mais l'orpheline a grandi en gardant ses peurs enfantines, son penchant pour la solitude et une naïveté à fleur de peau.