Poil - Brossaklitt La pochette, la durée des 9 titres (près d'une heure...), les titres des morceaux et de l'album : tout chez Poil semble être annonciateur d'un truc vraiment perché. Et ce sera le cas sur Brossaklitt, leur nouvel album. Aucun doute, c'est du Poil, pour le meilleur et pour le pire.

Sur l'introduction de "Fionosphère", le groupe donne l'impression de s'être calmé, sauf qu'on retrouve très vite ce math-déglingo-rock que le combo a développé sur leurs précédentes sorties : le chant est toujours halluciné, les rythmes sont en mode partouze, du coté du clavier, c'est la fête du slip, le propos est assez hypnotique et à rebrousse-Poil. En 10 minutes d'écoute, on passe d'un morceau math-rock à une phase nintendo-core pour ensuite partir vers quelque chose d'assez indéfinissable. Et si tu passes l'épreuve de cette première piste, le reste te séduira également : Poil est probablement l'un des groupes français qui navigue le mieux sur le fil qui sépare le Poilant et l'HorriPoilant. On reste convaincu que la meilleure manière d'appréhender Poil, c'est le live où ça doit vraiment être fou pour le peu que le public mette un peu du sien. A ne pas mettre dans toutes les oreilles (le poil).