phil manca Layers of pain Ce numéro 58 du W-Fenec Mag va encore rentrer dans nos statistiques comme un des plus fat jamais connus. Alors du coup, comme ça va te prendre pas mal de temps de tout lire (ou presque), je peux te faire gagner de précieuses minutes. Si tu aimes la musique fortement imprégnée de hard et heavy metal avec ses six-cordes incandescentes, je t'incite fortement à poursuivre la lecture de ce papier consacré à Phil Manca. Par contre, si tu es réfractaire aux styles popularisés dans les années 70's et 80's et aux envolées guitaristiques, tu peux passer ton chemin. Mais tu risques de rater quelque chose, non pas parce que cette chronique sera formidablement écrite (faut pas exagérer quand même !) mais que tu vas passer à côté d'un chouette disque !

Le power trio, mené de main de maître par le guitariste... Phil Manca (connu pour son implication dans le projet ERA, mais aussi musicien au sein de TNT et Sortilège), publie un nouvel album dans un registre que les fans de Gary Moore, Van Halen et même Mötley Crüe (et particulièrement les solos du guitariste Mick Mars) apprécieront tout particulièrement. Ça démarre sur les chapeaux de roue avec "The race is on", morceau typiquement heavy avec la bonne surprise d'un chant mélodique plus grungy que hard. Et mine de rien, c'est une des raisons pour lesquelles je trouve ce disque agréable. Tu n'as qu'à écouter les géniales lignes de chant de "Night stalker" (avec des intonations à la Alice In Chains) pour te forger un avis sur la question. Les multiples solos de guitare parsemant les neuf titres de Layers of pain sont exécutés avec talent et passion, avec toujours cette volonté de servir les chansons qui, elles, ne sont pas un simple prétexte à enchaîner les superpositions stériles de notes par centaines. Les riffs percutants de Phil Manca font mouche à chaque fois, et même quand la traditionnelle ballade pointe le bout de son nez, ça fonctionne ("Layers of pain"). Mais c'est incontestablement quand ça s'emballe que Phil Manca et son band plient le game ("Love in vein"). Un chouette disque que ce Layers of pain, je te dis !