Persian Rabbit Derrière Persian Rabbit se cache Olivier (Ed Wood Jr), Nicolas (Green Vaughan, L'oeuf) Mathieu (Two Left Ears) et Bastien (Tang). Un casting qui a de la gueule pour un EP qui a encore plus de gueule. Avec autant de talents au m², difficile de se planter aurait-on envie de penser, sauf que d'autres l'ont déjà fait et se sont royalement vautrés. Non, je ne les citerais pas, AureliO est déjà le mâitre-jedi de la dénonciation (et accessoirement fracassage) des groupes qui se plantent en beauté au W-fenec.
Ce qui est de prime abord assez épatant (fascinant ?) avec cet EP, c'est que les musiciens évoluent dans un registre aux antipodes de ce qu'ils ont fait avec leurs autres projets. Eux ils appellent ça "dark hippie music" et ils n'ont plutôt pas tort, merci de faire le boulot à notre place, ça nous évite bien des asticotages de neurones quand il s'agit de coller des étiquettes. L'EP sonne en effet comme une relecture moderne du rock à fleurs : du Velvet Underground avec des ingrédients actuels en somme. Et ouais, et en beaucoup plus aventureux que les groupes pasticheurs qui pullulent actuellement. Non, je ne dénoncerai pas non plus.
Au menu de cet EP, des morceaux opiacés, vaporeux et hypnotisant, des motifs kaléidoscopiques se dessinent assez facilement dans l'imaginaire pour peu que l'on se laisse embarquer dans la musique du groupe, une voix toujours aussi marquante dans les émotions qu'elle dégage et dans sa polyvalence, un songwriting qui tire le groupe vers le haut du panier. La combinaison de tout ça, c'est plus qu'il n'en faut pour en faire la découverte de ce début d'année. Bravo.

Note du rédacteur : il paraît qu'en live, le ton se durcit un peu, on a hate de voir ça.
Note du rédacteur (bis) : l'EP est en téléchargement libre via le Bandcamp du groupe. Profites-en que diable.