Paperback Freud - All in a day's work La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions disait Freud. Dans ce cas, les Paperback Freud sont de grands inconscients. Car le rock hi-energy(drink) qu'ils envoient avec fougue dans les enceintes n'est pas vraiment celui d'un groupe qui a décidé de refréner ses ardeurs, bien au contraire. Un "Boogie rock" groovy et charismatique à souhait pour chauffer la platine, une guitare qui se dégourdit tranquillement le cordage, une inspiration et on envoie les riffs. Mélodies purement rock'n'roll, refrains habités par l'esprit des dieux du rock, le groupe met tout ce qu'il a dans les bottes et ça marche. Dur taillé pour le live.
Deuxième titre avec "Hound dog" et voici que les gaziers venus du froid remettent ça. Une énergie de tous les instants, des titres simples, concis mais terriblement efficaces, les mecs font ce qu'ils veulent, ça marche à tous les coups. Dingue. Solo de tueur, rythmiques qui emballent tout ça à un tempo monstre, Paperback Freud ne réinvente pas le genre, mais se le réapproprie avec une classe folle. Les Hellacopters sont morts ? Pas grave, Longfellow Deeds Records nous a déniché leurs remplaçants : en clair Paperback est en place comme dirait un certain amateur de punk-rock du côté de Bruyères city. En guise de troisième titre, le groupe invente le morceau qui n'a pas besoin d'être chroniqué. L'explication réside dans son nom : "High speed rock'n'roll". Voilà, tout est dit. Comme ça, c'est fait.
On se dit alors qu'on est quand même en face de sacrés rigolos, mais à chaque titre, les Suédois clament un peu plus leur amour pour les guitares saillantes et les mélodies rock inflammables. AC/DC peut partir à la retraite tranquille. Les titres se suivent et se ressemblent oui, mais en même temps, c'est ce qu'on attend impatiemment. Voir le groupe appliquer encore et encore une recette rock'n'rollesque parfaitement imparable est absolument jouissif, d'autant que les nordiques ne se privent pas pour aller au charbon. Et plutôt deux fois qu'une ("My frequency", "Straight out of Moscow"). Certes, certains passages sont un peu faciles, voire un peu vu et déjà revus mille fois ailleurs, mais c'est aussi le style qui veut ça. L'efficacité primant pas mal sur tout le reste et le résultat donne surtout envie de se lancer dans un solo de hair guitar debout sur la table-basse de son salon. Rock'n'roll dude.