openightmare_the_harder_we_come Après un premier album mettant en lumière les fabuleux punk-rockeurs toulousains de Openightmare (membre du collectif To Loose Punkers aux cotés de Saturn, Earplug, Charly Fiasco, ...) et un second opus attachant bien que bancal, l'arrivée de The harder we come, nouvelle galette des intéressés, a de quoi susciter bien des émois. Rien que ça. Et tant qu'on y est, je me jette sur un des poncifs du milieu qui consiste à dénommer cette troisième signature du quatuor comme étant celle de la consécration !
Du très punk-à-roulette "Brave new world" à cette ballade indie-rock "The last travel to quiet mountain", le quatuor nous sert une fichue synthèse punk-rock aussi bien mâtinée de power-pop ("Sweet end") que d'une fragrance stoner permanente. Ajoutes-y des intentions mélos ("Sleeping with my boss") et bluesy ("No buck no fuck") toutes bien senties ainsi que de la fraîcheur ("PCP (phencyclydine)"), de la rage ("No fun atom"), de la lourdeur ("You don't know") et toujours cette petite touche de fun que le groupe cultive depuis ses débuts et tu détiens ce détonant cocktail que les toulousains n'hésitent pas à faire exploser. Inutile de rentrer dans les détails (et pourtant il y a matière !) mais à chacun des titres composant ce satané The harder we come, la recette est dévastatrice. Des riffs grassouillets ou très décapants, une rythmique en béton armé, ce chant toujours aussi séduisant et des couplets à hurler ("Punk-rock, rock'n'roll, heavy metal are not dead", "Let's turn around before we're sitting down", ...) fonctionnent à merveille entre les mains du gang toulousain.
Depuis leurs débuts, on savait les Openightmare proches (autant musicalement qu'humainement) de toute la vague indie-power-pop-punk-rock (Burning Heads, Dead Pop Club, Greedy Guts, Sons Of Buddha, Flying Donuts pour ne citer qu'eux) qui tient en haleine notre célèbre Gui de Champi depuis tant d'années. Entourés d'invités de choix, puisque Steve, Greg (High Five Drive) et Bruno (Ravi) sont aussi venus poser leurs voix, les Openightmare marquent un grand coup avec un album complet, riche en bonnes surprises, dont absolument rien n'est à jeter !