One Rusty Band

One Rusty Band / Chronique LP > Line after line

One Rusty Band - Line after line Si tu te réveilles le matin et que la sortie de lit est difficile, à cause des excès de ta soirée ou des excès d'années de ta vie, s'il y a parfois du chamallow à la place de ton encéphale, du jus de quiche dans tes artères, et que les aurores sont difficiles, alors tu peux te prendre un petit noir, tu peux faire un réveil musculaire si tu as du temps à perdre, mais tu peux aussi lancer Line after line, le troisième LP de One Rusty Band. C'est du dirty blues rock comme ils disent, c'est une rythmique rock groovy, une guitare blues rock excitée, la voix rocailleuse de Greg, les chœurs de Léa. C'est toujours un duo multitâches niveau instrus, avec Léa (tap dance, washboard, cymbales, tom) et Greg (guitare, grosse caisse, caisse claire, harmonica). Ça joue vite, ça bouge bien, c'est du blues rock old school, mais c'est celui qui swingue, qui groove, qui crie boogie woogie, et après 8 ans d'existence et plus de 400 concerts, la bonne recette est largement éprouvée. Ces 12 nouveaux tracks ne prennent pas le temps de te reposer, et t'emmènent sans cassure de rythme pour ce voyage pimenté, il y a juste le dernier titre, "Lazy land", un blues un peu planant, qui te permettra de ne pas être trop surexcité pour commencer la journée après ce très bon réveil matin.

Publié dans le Mag #65

One Rusty Band / Chronique LP > One more dance

One Rusty Band - One more dance Chroniquer ce deuxième album de One Rusty Band, c'est un peu comme présenter la bande originale d'un film sans parler du jeu des acteurs. Ça ressemble à toutes ces émissions TV de concours de cuisine, à celle ou celui qui fera la plus belle quiche. Alors c'est bien gentil, mais pour le téléspectateur lambda, il voit bien la quiche, mais il ne peut ni la goûter, ni la sentir, donc, c'est un peu limité comme exercice. C'est donc une chronique qui restera partielle pour décrire ce One more dance, car avec Greg, musicien et ingé son à la guitare et au chant, et Léa, circassienne et percussionniste aux claquettes et aux percussions, il y a toute la partie spectacle, toute l'énergie du live qui ne pourra être rapportée. Et pourtant, les 12 plages de cet LP regorgent de vitalité rock et de vigueur blues, et suffisent à régaler au moins 1 des 5 sens.

Et il même bien possible qu'à l'écoute des 20 premières secondes de "Electric church", titre liminaire de One more dance, un autre de tes sens, celui du toucher, soit lui aussi activé, à vouloir taper la cadence avec ton peton. Guitare bluesy aux riffs accrocheurs, subtile partie rythmique et une voix rock qui sait être rocailleuse quand il faut lâcher les chevaux. Greg, peut-être en raison de sa casquette d'ingé son, aime à peaufiner ses effets de guitare, où chaque titre a sa petite modulation personnelle. Et si du côté de Greg, ça claque de gros riffs, côté Léa, c'est plus raffiné, les claquettes sont comme des petites étincelles, des crépitements qui parsèment chacun des 12 titres. Au fil de l'écoute, on peut donc se laisser emporter par le flot ou se mettre de côté, et s'amuser à capter la rythmique du tap dance. Il y a une certaine complémentarité originale entre la rudesse de Greg et la finesse de Léa qui donne à One Rusty Band cette petite originalité, au-delà d'offrir un très bon deuxième album de dirty blues rock, qui respecte le dogme du genre.

Publié dans le Mag #53

One Rusty Band / Chronique LP > Voodoo queen

One Rusty Band - voodoo queen C'est une évidence d'écrire que la musique se savoure toujours mieux en live, car c'est aussi un spectacle. Ça se vérifie d'autant plus pour One Rusty Band puisque si Greg amène sa voix, sa ciguar box guitare, son harmonica et sa grosse caisse en bon homme orchestre, il est depuis peu rejoint par Léa qui contribue à la section rythmique en proposant notamment des claquettes acrobatiques. Malheureusement, cet article n'est pas un report live mais bien une chronique sur leur deuxième album Voodoo queen, et je ne pourrai que me servir de mes oreilles. Mais comme musicalement, ils envoient un très bon dirty blues rock, avec une guitare du bayou inarrêtable et un chant estampillé rock'n'roll classics, on savoure les 13 titres dont les noms des titres permettent à eux seuls de décrire l'univers dans lequel on est emmené : "Devil cave", "Sex blood rock'n'roll", "White trash blues", "Road 88". Pour le oreilles, c'est donc du velours, il ne me reste plus qu'à attendre de les voir passer près de chez moi, pour apprécier avec tous mes sens en éveil One Rusty Band dans son intégralité.

Publié dans le Mag #40