the one armed man - paper bird Si l'oiseau de papier qui sert de figure de proue à ce nouvel opus de The One Armed Man fait référence à l'art ancestral de l'origami cher aux Nippons, c'est encore et toujours à l'Ouest qu'on cherche du nouveau, dans ces territoires où l'americana tire le meilleur des racines historiques pour faire du neuf. Ici, davantage que la country, c'est le blues qui sert de vivier pour puiser une inspiration faite de complaintes, d'accords chaleureux et de petit solo déchirant mais qui muscle son jeu pour devenir un bon rock à l'attitude "old school" mais au son très moderne. Même avec une petite balade acoustique ("In the warm sunlight"), Paper bird est plus homogène que Black hills, il semble également moins torturé, sans pour autant lâcher des sourires juqu'aux oreilles du fait de thèmes peu guillerets ("Whispers in the dark", "The paper bird killer", "Love is a lonely road"). Mais dans The One Armed Man, il y a un coeur qui bat et qui insuffle une dynamique et qui va de l'avant ("Sweet anger", "Ecstasy") et qui correspond assez bien à l'idée directrice proposée ici par le quatuor : un homme frappé d'amnésie qui redécouvre peu à peu son histoire.