Ok Choral Petites notes de guitare, petite mélodie, jolis petits mots (c'est pas vraiment le jour, c'est pas vraiment la nuit) et je suis déjà conquis. Le côté parlé/poétique avec un ton parfois détaché de l'ambiance me rappelle la délicatesse d'Arman Méliès (que j'adore), l'entrée en matière est donc réussie. Dans l'ensemble, le contraste entre la chaleur de la voix et de quelques instruments (guitare, basse, saxophone) et la frigidité des sons électroniques a quelque chose d'excitant et met en avant la qualité des textes. Les synthés prennent souvent la place de la guitare mais n'enlèvent rien à l'esprit résolument rock d'Ok Choral qui règle ses comptes avec la new-wave en la mettant KO à coup d'ondes positives et de relances finement samplées. Cet art de l'arrangement, c'est la belgian touch, c'est souvent ce qui fait la différence entre un "pas assez" qui fait tout ressembler à du folk et un "trop" qui alourdit l'ensemble et le rend indigeste, les dosages sont parfaits et même les sonorités les plus étranges (très années 80 option on est fan de l'habillage sonore de Stranger things) se fondent dans le décor. Difficile de les rapprocher d'autres groupes (c'est aussi ce qui les rend intéressants) mais au petit jeu du name dropping, je mets en second lieu (oui, j'ai déjà placé Arman Méliès !) Montgomery et un peu plus loin Paradis s'ils se dévariétisaient, Kaolin s'ils s'étaient électronisés et Minou s'ils gagnaient en sérieux. Pour se quitter, rien de tel que le "Vertige", un des plus jolis morceaux... avec "Le centre du monde" que je t'invite à découvrir en clip (moins binaire et brute que l'autre scopitone qu'est "Collision").