Rock Rock > The Offspring : Chronique LP

Supercharged

The Offspring
LP : Supercharged
Label : Concord Records
Date de sortie : 11/10/2024
Looking out for #1
Light it up
The fall guy
Make it all right
Ok, but this is the last time
Truth in fiction
Come to Brazil
Get some
Hanging by a thread
You can't get there from here

The Offspring-Supercharged 40 ans ! En cette année 2024, on souffle les 40 bougies de Ride the lightning ! Ca ne nous rajeunit pas tout ça même si je n'ai pas écouté cet album à sa sortie mais bien plus tard, certainement avec l'avènement "grand public" de Metallica au début des années 90', l'adolescent que j'étais a poncé le "black album", porte d'entrée vers les autres et donc tous ces morceaux cultes comme "Fight fire with fire", "For whom the bell tolls", "Fade to black", "Creeping death" ou "The call of Ktulu". D'une dizaine d'années mes aînés, les Californiens de The Offspring ont certainement pris leur claque "en direct" à l'époque et s'en souviennent encore aujourd'hui en faisant un joli clin d'œil à leurs voisins pour ce Supercharged. Une référence qui n'est que visuelle car sous les éclairs, pas de métal (même si on a quelques petits solo de gratte) mais bien du punk rock ultra léché (Bob Rock est leur inamovible producteur préféré depuis 2008).

The Offspring n'a plus rien à démontrer, n'a pas forcément grand-chose à faire des critiques, ils font ce qui leur plaît et ne se font pas prier pour le dire haut et fort dès "Looking out for #1" : "It's my way, my way, my way / And I really don't care what you say / Looking out for number one", les mecs continuent de viser les sommets avec leur savant mélange de mélodies accrocheuses, de riffs efficaces et d'arrangements de toute sorte (clavier, chœurs, petites voix...), dans la pure tradition du groupe, ce premier titre apporte du groove mais outre son côté fun, on n'en retient pas grand-chose. Je préfère largement quand ça envoie tout droit comme sur "Light it up", encore très honnête dans les lyrics ("It's the same old song that we've heard all along"), la bande de Dexter remonte sur les planches à roulettes pour du skate core à l'ancienne, ça me rappelle leurs débuts dans le sillage de Bad Religion (ceux de The offspring en 1989 avec une tripotée de tubes qu'il faut connaître comme "Jennifer lost the war", "Elders", "Beheaded" ou "Tehran" !). Je savoure cette impression que je retrouve aussi sur "Truth in fiction" avec également le retour d'un de leurs vieux thèmes de prédilection (la manipulation de l'information ici présente via les "Deepfake" scandés). Sur ces deux titres, c'est Brandon Pertzborn, leur nouveau batteur qui officie, une lueur d'espoir pour leurs prochaines compositions qui pourraient être davantage dans cette veine... Il bosse sur 4 titres de Supercharged, les autres sont assurés par Josh Freese (The Vandals, Devo, A Perfect Circle, Foo Fighters, ex-Guns N' Roses, Black Light Burns, Nine Inch Nails...) qui sait aussi comment jouer vite ("Hanging by a thread"). L'énergie de "The fall guy" ou "Get some" fait aussi le job pour ces deux tracks qui font plaisir également. Je suis plus mitigé pour "Make it all right" (où l'on entend Rebecca Shoichet, une spécialiste de doublage de dessins animés ... pas étonnant donc de trouver une lyric vidéo dans ce registre même si elle n'est pas exceptionnelle) et "Ok, but this is the last time", je passe carrément mon tour pour "You can't get there from here" tellement arrangé que ça en devient ennuyeux. Et malgré de nombreuses écoutes, je ne sais toujours pas quoi penser de "Come to Brazil". Autre titre très autobiographique ("All our fans, well, they're really great / But the ones from Brazil, they really take the cake") qui multiplie les fausses pistes (l'intro est encore un clin d'oeil à Metallica ?) jusqu'à ce chant de supporter complètement what the fuck sur le final.

Même si c'est pour la référence, il se trouve que dans le nom du combo sur l'artwork ressortent "OG"... Original Gangster pour la version complète de cet acronyme qui souligne qu'on est fidèle à ses origines, à sa base. On n'en est pas si loin.

Publié dans le Mag #62

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