rock Rock > Not Scientists

Interview : Not Scientists, Not interviewés (mai 2015)

Not Scientists / Chronique LP > Golden staples

Not Scientists_Golden Staples Ho ho ho ! Not Scientists est de retour aux affaires ! Enfin, sur nos platines avec du matériel neuf, car en ce qui concerne les concerts, le groupe est toujours sur la route, avalant inlassablement l'asphalte des routes à travers toute l'Europe et même l'Amérique du Nord. Si bien que Not Scientists est constamment sous les feux de l'actualité. Mais alors que "carré magique" offrait un aperçu de ce serait le successeur de Destroy to rebuild en sortant l'automne dernier un split 45 tours pour sa dernière tournée avec les légendaires Hard Ons, voici le temps de profiter de Golden staples, deuxième album du quatuor surdoué.

Sortant courant avril sur deux labels allemands (putain de pratique pour les précommandes !), voilà deux mois que j'use mes vieux tympans avec ce deuxième LP de Not Scientists. J'avais adoré le premier EP, j'avais craqué pour le premier album, et me voilà définitivement intoxiqué par Golden staples. Car Not Scientists est bien la meilleure chose que j'ai pu écouter (et voir) ces cinq dernières années, tous styles confondus. Pourtant, la première écoute de ce nouvel album ne s'est pas révélée si évidente. Car même si j'ai tout de suite été magnétisé par les brûlots que constituent "Just about ready to beg" (parfaite introduction) "Perfect world" (single parfait) et "Paper crown", il m'a fallu quelques passages dans mon iPod pour me familiariser et littéralement tomber sous le charme des six autres titres. Car Not Scientists, déjà reconnaissable entre mille, enrichit son panel de sonorités en apportant un nouveau traitement des voix ("Orientation" fera écho) et en ajoutant des effets guitares aussi surprenants que réussis ("Paper crown").

Les mélodies sont toujours ultra présentes (putain, "Golden staples", quel titre !), le talent de composition est irréprochable (très belles mélodies pour "Mechanical reaction" et "Dark tornado"). Et même en sortant des sentiers battus en lorgnant sur une grille blues ("Sky on fire" ou des rythmes lents aux sonorités so 80's ("Submarine"), Golden staples se révèle un album d'une qualité indéniable. Nous ne sommes qu'en mars mais je tiens déjà dans mes mains un gros poisson. Et assurément LE disque de l'année. Un disque où le spleen est omniprésent, un disque qui laisse présager de très bons moments dans les spots de concerts quels qu'ils soient. Un disque génial, tout simplement. Surtout quand, en guise de conclusion à un disque parfait, le groupe se laisse aller en proposant six minutes d'un voyage sonore visitant le punk rock, la pop et la new wave. Rien que ça !

Car ne l'oublions pas, Not Scientists est un groupe de punk rock, aussi bien dans la forme que dans le fond. Un groupe de punk rock sincère et véritable, à l'aise dans ses baskets, au basse/batterie redoutable, aux guitares inspirées et travaillées, aux voix parfaites, et qui suit son petit bonhomme de chemin en jouant partout tout le temps. Oui, PARTOUT. TOUT LE TEMPS. Qui s'en plaindra ? Pas moi, c'est sûr. La dernière tournée européenne en support de The Flatliners a ouvert au groupe son champ d'action de façon exponentielle, et ce n'est pas un hasard si deux labels étrangers unissent leurs forces pour développer la visibilité à l'international de Not Scientists. Car ce putain de groupe le mérite vraiment. Quant à toi, fidèle lecteur, tu sais ce qu'il te reste à faire : checker l'agenda du combo qui passera forcément par chez toi, et passer du bon temps à un concert de ces types qui ont tout compris.

Not Scientists / Chronique LP > Destroy to rebuild

Not Scientists En voilà des gars qui ne font pas semblant. En moins de deux ans d'existence et au beau milieu de nombreuses tournées, Not Scientists peut se targuer de ne pas faire les choses à moitié. Après un premier EP chroniqué dans ces pages et un 45 tours sobrement intitulé Leave stickers on our graves, le groupe de Serrières repointe déjà le bout de son nez pour notre plus grand bonheur avec Destroy to rebuild, premier album venant de paraître chez le stakhanoviste label Kicking Records. Et le groupe sait définitivement allier rapidité et efficacité !

Onze titres, mis en boîte au Warmaudio, agrémentent ce premier album qui transpire la classe à l'état pur. Je ne vais pas ressasser le background des musiciens que tout amateur de punk rock en France connaît sur le bout des doigts, mais toujours est-il qu'avec une telle expérience, on ne pouvait en attendre que de la qualité. Et la qualité est au rendez-vous. Les morceaux sont taillés pour le live, les mélodies sont imparables, les voix sont tout simplement géniales, et l'ensemble est tout simplement jouissif. Et je pourrais m'arrêter là, tellement je ne trouve pas de défaut à ce disque qui figure déjà dans mon top ten de l'année. Rien que ça. « Window », ouvrant l'album, est une entrée en matière parfaite, faisant monter la pression en incorporant de nombreuses mélodies sous couvert d'effets de guitares soigneusement choisis. Le talent de composition des deux guitaristes y est évidemment pour beaucoup, mais la section rythmique tire son épingle du jeu, alternant finesse et puissance façon machine de guerre. Les titres mélancoliques tels que « Broken pieces », « Over and out » ou le génial « These heads have no faces » s'entremêlent aux brûlots qui te filent la patate dès la première écoute « I'm brainwashing you », « We're given no options » , « Disconnect the dots » façon punk rock, ou l'énorme « Tomorrow's another day » et même à quelques ovni non dénués d'intérêt (« Just break me » qui, à titre personnel, me submerge d'émotion). Voilà pour l'état des lieux général.

Mais ce que je retiendrais de ce disque qu'il convient de jumeler avec les prestations live (ça joue toute l'année, pas d'excuse pour les louper) et qui m'a de nouveau réconcilié avec le son clair et le traitement brut des guitares, c'est la facilité qu'il s'en dégage pour le quatuor d'enchaîner facilement des titres aussi aboutis qui frôlent la perfection. Les gars sont adorables, leur musique est vivante, leurs morceaux sont parfaitement construits, et le mélange de punk, d'indie rock, de pop bubblegum et même ce soupçon de new wave dans la production est tout simplement savoureuse. Destroy to rebuild est la continuité logique de Leave stickers on our graves, et à l'écoute de la créativité musicale du quatuor, le champ d'action de Not Scientists est infini. Ce groupe vient de façonner son identité avec ce premier album quasi parfait, et nul doute que le réseau indépendant dans lequel le groupe évolue en fera un acteur majeur de cette scène si prolifique. Bravo les gars, et surtout, merci !

Not Scientists / Chronique EP > Leave stickers on our graves

Not - Scientists - Leave Stickers On Our Graves Il n'aura fallu que quelques mois après la mise en sommeil de UMFM pour retrouver Ed et Jim dans ce nouveau projet qu'est Not Scientists. Accompagnés par Le Bazile (No Guts No Glory...) et le valeureux Thibaut à la basse, nos deux martiens n'ont rien perdu de leur superbe pour envoyer de belles chansons énergiques et mélodiques à souhait. Et c'est ainsi que Leave stickers on our graves se retrouve aujourd'hui sur nos platines.
Ceux qui s'attendent à un ersatz d'Uncommonmenfrommars sont loin du compte. Et si les voix restent les mêmes, les compos sont quant à elles propres à ce nouveau projet. Oubliez le punk rock à roulettes exécuté à cent à l'heure, place nette est faite au pop punk et à l'indie rock à la Hot Water Music, Copyrights et consorts. Avec des gars au CV long comme le bras, il faut évidemment t'attendre à de la qualité, de la finesse, de l'émotion, des mélodies vocales renversantes et des morceaux inoubliables. Difficile de faire ressortir un morceau de ce premier EP, tellement l'ensemble est complémentaire, forgeant ainsi l'identité et les fondations solides du groupe. Premier test réussi haut la main. Vivement la suite !