Not Scientists_Golden Staples Ho ho ho ! Not Scientists est de retour aux affaires ! Enfin, sur nos platines avec du matériel neuf, car en ce qui concerne les concerts, le groupe est toujours sur la route, avalant inlassablement l'asphalte des routes à travers toute l'Europe et même l'Amérique du Nord. Si bien que Not Scientists est constamment sous les feux de l'actualité. Mais alors que "carré magique" offrait un aperçu de ce serait le successeur de Destroy to rebuild en sortant l'automne dernier un split 45 tours pour sa dernière tournée avec les légendaires Hard Ons, voici le temps de profiter de Golden staples, deuxième album du quatuor surdoué.

Sortant courant avril sur deux labels allemands (putain de pratique pour les précommandes !), voilà deux mois que j'use mes vieux tympans avec ce deuxième LP de Not Scientists. J'avais adoré le premier EP, j'avais craqué pour le premier album, et me voilà définitivement intoxiqué par Golden staples. Car Not Scientists est bien la meilleure chose que j'ai pu écouter (et voir) ces cinq dernières années, tous styles confondus. Pourtant, la première écoute de ce nouvel album ne s'est pas révélée si évidente. Car même si j'ai tout de suite été magnétisé par les brûlots que constituent "Just about ready to beg" (parfaite introduction) "Perfect world" (single parfait) et "Paper crown", il m'a fallu quelques passages dans mon iPod pour me familiariser et littéralement tomber sous le charme des six autres titres. Car Not Scientists, déjà reconnaissable entre mille, enrichit son panel de sonorités en apportant un nouveau traitement des voix ("Orientation" fera écho) et en ajoutant des effets guitares aussi surprenants que réussis ("Paper crown").

Les mélodies sont toujours ultra présentes (putain, "Golden staples", quel titre !), le talent de composition est irréprochable (très belles mélodies pour "Mechanical reaction" et "Dark tornado"). Et même en sortant des sentiers battus en lorgnant sur une grille blues ("Sky on fire" ou des rythmes lents aux sonorités so 80's ("Submarine"), Golden staples se révèle un album d'une qualité indéniable. Nous ne sommes qu'en mars mais je tiens déjà dans mes mains un gros poisson. Et assurément LE disque de l'année. Un disque où le spleen est omniprésent, un disque qui laisse présager de très bons moments dans les spots de concerts quels qu'ils soient. Un disque génial, tout simplement. Surtout quand, en guise de conclusion à un disque parfait, le groupe se laisse aller en proposant six minutes d'un voyage sonore visitant le punk rock, la pop et la new wave. Rien que ça !

Car ne l'oublions pas, Not Scientists est un groupe de punk rock, aussi bien dans la forme que dans le fond. Un groupe de punk rock sincère et véritable, à l'aise dans ses baskets, au basse/batterie redoutable, aux guitares inspirées et travaillées, aux voix parfaites, et qui suit son petit bonhomme de chemin en jouant partout tout le temps. Oui, PARTOUT. TOUT LE TEMPS. Qui s'en plaindra ? Pas moi, c'est sûr. La dernière tournée européenne en support de The Flatliners a ouvert au groupe son champ d'action de façon exponentielle, et ce n'est pas un hasard si deux labels étrangers unissent leurs forces pour développer la visibilité à l'international de Not Scientists. Car ce putain de groupe le mérite vraiment. Quant à toi, fidèle lecteur, tu sais ce qu'il te reste à faire : checker l'agenda du combo qui passera forcément par chez toi, et passer du bon temps à un concert de ces types qui ont tout compris.