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C'est pour donner suite à Handback (RIP) que Nose In The Nose a vu le jour pendant l'été 2004. Basé à Saint-Etienne, le groupe est composé de Moulinex (basse, sampling, chant), McFly (Batterie) et KPi (Guitare). Revendiquant des influences telles que Shellac, Unsane, Fugazi, Sonic Youth ou, plus près de nous, Sleeppers, le groupe enregistre et mixe en octobre 2005, sous la houlette de Nicolas Sauvignet (Redbong) un premier maxi éponyme. Ensuite le groupe participera à plusieurs concerts (avec Aabsinthe, Marry Poppers, Tripod, Sidilarsen, Casanova Frankenstein, ...) et le maxi verra le jour en avril 2006.

Nose In The Nose / Chronique LP > Crash

Nose In The Nose - Crash
Après un EP dont mon collègue Rémi avait été à demi-satisfait, le groupe stéphanois Nose In The Nose revient avec un album qui semble corriger le tir. Et mieux que ça en fait, il s'agit tout simplement d'un bon disque.
Après une première piste percutante qui sent bon le rip-off bien foutu de The Jesus Lizard et Pissed Jeans, le groupe fait évoluer sa musique vers des sphères garage qui leur font beaucoup gagner en singularité. Dès le deuxième titre, on a en effet affaire à un tout autre groupe et d'autres influences, le chant scandé fait penser à Mark E. Smith de The Fall, les riffs tirent vers le rock'n'roll enflammé et les morceaux vers la dynamique du Jon Spencer Blues Explosion des débuts. Et que dire de "Bob of the bridge" où apparaissent des phases psychés et ce 4ème morceau intitulé "74 tempo" où la voix subit une reverb' qui me fait penser à la production bizarre du Era vulgaris de Queens Of The Stone Age. D'ailleurs, on pense encore beaucoup au groupe de Josh Homme sur "XYZ", son riff robot-rock et sa rythmique saccadée très desert-rock... Nose In The Nose est un groupe qui se cherche, sans œillères, et qui marque les esprits, petit à petit.

Nose In The Nose / Chronique EP > Nose in the nose

Nose In The Nose : Nose in the nose Histoire de ne pas vous prendre en traître, ce n'est pas un objet totalement abouti qui vous est présenté ici. Il faut plutôt prendre ce disque pour ce qu'il est : une bonne démo témoignant du travail effectué par trois acharnés qui comptent bien ne pas en rester là. Evidemment, on ne peut éviter une petite remarque au sujet du son un tantinet caverneux (s'expliquant en partie par le non-mastering de l'objet). Dit ainsi, il y a presque de quoi faire fuir, mais je vous rassure, cet "obstacle" de qualité sonore n'est pas un handicap insurmontable. Et il ne faut pas non plus ignorer les bonnes idées juchées tout le long de ce premier effort ainsi que la capacité dont dispose le groupe à créer des morceaux structurés et cohérents entre eux.
Vous l'aurez compris, à l'image de ses influences, le trio se lance lui aussi dans la composition de titres noise rock avec des touches post-rock et ne démérite pas. Comme pour ébranler mon développement, "Time", placé à mi-parcours ne fait pas la maille. Sa seconde partie étant trop répétitive et paraît avoir manqué l'effet hypnotique escompté. Mais au contraire, les 4 autres titres s'en sortent plutôt bien, eux ! Chacun ayant ses petites caractéristiques et ses attraits. "Empty man" rempli son rôle de morceau inaugural en installant l'identité du groupe, le jeu de guitare caresse les murs et la section rythmique, à l'aide de vibrations, fait tomber la poussière juste comme il faut. "We are me" joue une carte ludique sur laquelle se trouvent chant simple et répétitif, instrumentation fofolle et jeu de mot (certains iront comprendre "We, army") tandis que "Accepted", bien que court de 2 minutes, s'essaie à la sophistication. Enfin, moins dérangé que Doppler, le combo ose tout de même prendre le chemin de l'expérimentation, rappelant le duo Klavisklav Burning Project, sur l'ultime "Ding" (ou "Dingue" ?).
Même si cette première galette pèche ça et là, Nose In The Nose, fort de ses acquis au travers de Handback s'offre un joli potentiel, certes à développer et à peaufiner mais qui répond bien "présent" à l'appel.