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Biographie > Norma Pop Peals

Norma Peals naît début 2006 de la rencontre entre deux jeunes auteurs compositeurs et interprètes, Thibaut Chavanton et Vincent Bechet. Deux musiciens auteurs chacun de leur côté d'un album autoproduit et qui décident alors de former un groupe ensemble, aidés dans leur tâche par Cédric Guillou, déjà claviériste sur l'album de Thibaut, puis Loic Ah-thione en sa qualité de batteur. Influencés et inspirés par les cracks de la scène pop-éléctro-rock hexagonale (Air, Rhesus, Phoenix) et internationale (Muse, Placebo, My Vitriol, Bloc Party), les membres de Norma Peals suivent alors le parcours classique de tout jeune groupe débarquant sur la scène indie pop-rock française, répéter, composer, enregistrer pendant de longs mois, sauf que cette fois, eux le font en mode accéléré. Ainsi, après seulement 8 mois d'existence, le groupe sort son premier album éponyme et complètement autoproduit au mois d'août 2006, avant de débarquer quasiment dans la foulée sur le W-Fenec.

Norma Peals / Chronique EP > New star in the air

Norma Peals - New star in the air A l'automne 2006, Norma Peals avait sorti un premier essai en forme de grosse démo composée de neuf titres prometteurs, énergisants et plutôt enthousiasmants qui laissaient augurer de belles choses une fois que le groupe pourrait bénéficier d'un cadre complètement professionnel et d'une production haut de gamme... Deux ans plus tard, l'heure est venue de déposer une oreille attentive (sinon les deux) sur New star in the air, un EP livré dans un digipak couleur rose bombon (si si) et qui dès la première écoute, laisse entendre que Norma Peals a changé de catégorie. Six titres power-pop incandescents qui feront frémir les jeunes filles en fleur (mais pas que), un son bien catchy, hi-energy et des compos parfaitement bien troussées, le cocktail made in NP (quand on est hype on dit "NP" pour briller en société) semble conçu pour retourner la tête des amateurs de jean slim et de frange savamment (re)coiffée... Encore une fois, oui mais pas que.
Car au-delà de ce simple constat réducteur, le groupe parvient à insuffler une bonne dose d'énergie pure dans ses mélodies électrisantes branchées sur courant alternatif. Savant mélange de rock léger, de pop bondissante façon Bloc Party, un croisement entre Kasabian, The Cinematics et Phoenix ou Rhesus en passant par les trop méconnus Masternova et William Wilson, le son made in Norma Peals, c'est une power-pop acidulée dopées aux guitares et textures électroniques entêtantes sinon addictives. Car comment résister à un "Easy & superficial" (tout est dans le titre...), tube absolu que l'on ne peut que se repasser en boucle encore et encore jusqu'à ce que son refrain soit définitivement ancré dans notre cortex cérébral. Dans le genre "Anybody needs you" s'en tire également à très bon compte quand "London is my Paris" en fait trop au rayon pop psychée un peu emphatique. Mais des titres comme "Kiss the class" ou "IDoll" rattrape allègrement l'affaire et si l'ensemble est évidemment radiophonique à souhait (certains oseront "facile même..."), New star in the air se laisse déguster avec appétit et confirme que l'on n'est pas nécessairement obligée de franchir la Manche pour produire une pop énergisante et salvatrice qui met les sens en éveil de bon matin...

Norma Peals / Chronique LP > Norma Peals

norma_peals.jpg Norma Peals c'est neuf titres autoproduits à des années lumières des moyens considérables d'un Muse mais avec un résultat plus surprenant et rafraichaissant que la moyenne. C'est également un artwork un peu kitsch... (sic), mais lorsque l'on débute, il est sans doute préférable de se focaliser d'abord sur la musique sous peine d'un retour de flamme plutôt sévère. Lorsque l'on ne débute pas également... n'en déplaîse à certains groupes anglo-saxons parvenus aux sommets des charts... Des mélodies pop-rock acidulée aux multiples facettes, des claviers flirtant avec la scène progressive des années 80, des guitares torturées et un chant haut perché forment un cocktail éléctrique et acoustique à l'énergie communicatrice. Avec un soupçon d'éléctronique comme petit plus, la musique de Norma Peals se rapproche de celle des talentueux Masternova et se savoure avec autant de plaisir qu'un piña colada au bord d'une piscine sévillane. Délivrant une power-pop décomplexée et aux accents éléctro-retro synthétiques, Norma Peals nous sert sur un plateau quelques compositions légères et soyeuses, des titres suaves et enlevés ("Do you feel awake", "People walk too fast"...) un peu à la manière de feu William Wilson (formation power-pop alsacienne assez brillante mais séparée en janvier 2006). Car les pop-songs que recelle ce premier album éponyme sont aussi savoureuses que le premier chocolat suisse que l'on déballe avec gourmandise aux première heures de Pâques. Et si l'ensemble ne brille pas forcément par une originalité démesurée, Norma Peals est un disque à la spontanéité voire l'ingénuité, largement bienvenue. Car s'il y a des moments comme ça, où agacés par la piteuse consistance des derniers prod signées par les supposés cadors du genre (Muse, Razorlight, The Rapture et The Killers en tête), on a envie de baisser les bras, on se surprend à écouter avec un plaisir non dissimulé quelques titres pop-rock simples, agréables et sans prétention. Des morceaux qui, entrent petite douceur éléctronique et pop mélodieuse élégange, n'ont définitivement rien d'insipide et assurent au groupe un potentiel de sympathie non négligeable.