Noï : Malice de beauté Malice de beauté commence par la découverte du somptueux digipack, une peinture de Radu, les textes pensés, pour la plupart par Minh, sont là pour mieux nous ennivrer de la musique qui envahi nos oreilles. Power pop ? Rock ? S'il faut les comparer, les situer, on doit citer Noir Désir ou Virago car les textes en français nous y ramènent, comme toujours dans ces cas-là... L'album est très homogène, le son est très professionnel, les guitares sont douces et tranchantes, délicieusement électrifiées, le rythme sait nous emporter au loin ou nous appaiser. Le titre "Malice de beauté" se place au-dessus de samples de voix tirées de film, face à un "Lolita nie en bloc" pour le côté parlé des couplets et au coeur d'un déluges de riffs qui nous fait chavirer. Les paroles insistent sur les relations humaines, sur les états d'âmes et beaucoup de peine... la musique s'accolle et se fond dans les textes, la voix claire et touchante de Minh brise la glace et nous fait partager des expériences qui semblent réelles. Comment ne pas être touché par un "Un fil" et sa contrebasse enchanteresse ? Comment ne pas être étourdi par "Viens sentir" ou "Clair" ? L'album trébuche un peu sur "Sur mes frères" et un ryhtme lassant, plus reggae. Mais au sein des 12 titres, ce petit accroc ou ce qui me semble en être un, se fond et disparaît tant l'ensemble est de qualité. Enfin, je ne résiste pas à l'écriture de quelques mots de Noï pour terminer et t'inciter à les découvrir... "Mon Dieu, je le savais pourtant et si je n'en fais qu'à ma tête et désormais je les entends sans que jamais rien ne s'arrête. Mes ongles en deuil, je survis empâté dans ma crasse ! Mon amour, je t'en prie, garde-moi une place..."