Nina Attal commence sa carrière dans le milieu des jams blues parisiens. Avant tout guitariste, elle est également chanteuse et compositrice. En 2011, son premier album est posé dans les bacs. Sa musique s'inspire de différents styles : blues, folk et rock. Récemment, elle s'est illustrée avec le groupe féminin Electric Land pour un hommage à Jimi Hendrix. Fin mars, Nina Attal revient avec un nouvel opus : Tales of a guitar woman.
La promotion de cet album se fait par la sortie de quatre singles. "Backdoor" est un morceau pop/rock dans lequel Nina Attal expose directement ses talents de guitariste en proposant un beau solo. "I dance through the night" s'inscrit dans le même style musical avec des accents plus puissants. Si le disque est majoritairement en anglais, quelques compositions sont en français. C'est le cas d'un des 4 singles sorti début 2025 : "Pas la peine". Le titre est écrit et réalisé en duo avec Victor Mechanick. Les textes et le style de chant se rapprochent de la scène française. "Keep on running" revient sur une approche pop/rock. La voix de la chanteuse devient plus lyrique et cela lui va à ravir. "Can't be undone" se présente avec une forme plus douce. Ses vocalises sont mise en avant. Les refrains montrent un visage plus puissant sur le plan instrumental. Derrière son micro, Nina Attal en profite pour réaliser de belles envolées lyriques. Elle expose aussi ses qualités vocales sur des morceaux plus posés comme "The sun is rising". Nina renouvelle un duo avec Victor Mechanick sur "Missing something". Il vient ajouter une note soul. Le morceau "Through the windows" termine l'album tranquillement. Un harmonica et une seconde voix interviennent pour donner de l'intensité au sein de cette petite douceur.
Un album de Nina Attal, c'est un parcours qui passe par différents styles musicaux. D'un titre à l'autre, l'ambiance est parfois différente et surprenante. L'artiste exploite ses talents à la voix et à la guitare pour passer d'un univers à l'autre, en cela réside la richesse de ses compositions.
Publié dans le Mag #65



