The New Madness - After hours Non, The New Madness n'est pas le groupe de ska anglais des années 80 qui tente un retour depuis le dernier millénaire (d'ailleurs, on me dit dans l'oreillette qu'ils ne sont jamais partis et qu'ils tournent encore, donc rien de nouveau). The New Madness n'est pas non plus littéralement une nouvelle folie musicale. Loin d'être une incongruité, un nouveau son, un style novateur, le quatuor formé à Berlin, propose un rock un poil garage, avec quelques titres plus bluesy. Il y a bien une tendance à pousser des "houh houh" et autres "Whouh ouh" à l'octave au-dessus, mais rien de neuf sous le soleil. La folie provient peut-être plus de la genèse de ce groupe, monté par le multi-instrumentiste Danois Bjarke Sorensen, auteur, compositeur et interprète, qui s'entoure de copains berlinois pour ne pas jouer tout seul. Mais en définitive, si The New Madness s'appelle ainsi, c'est que leur premier nom de groupe (The Dead-on), existait déjà en plusieurs exemplaires, et qu'il fallait bien trouver un nom, et pourquoi pas prendre le cinquième titre de ce premier album ? Bref, et à part ça ? Eh bien The New Madness, peut côtoyer tranquillement Black Keys, Artic Monkeys et autres groupes de cet acabit. Ils nous offrent 12 titres bien punchy, efficaces, aux "houh houh" certes perchés, mais bien entrainants. Les plages de repos sont quelques incartades blues toutes aussi réussies. Pas de nouvelle folie, mais un bon premier album riche de multiples influences et d'héritages, qui développe sur presque 40 minutes une belle facette du prisme du rock'n'roll.