Neko - Radio edit Pratiquement 4 années se sont écoulées depuis One hit wonder ! mais si les Neko mettent parfois de côté leur passion pour la musique instrumentale, c'est pour revenir plus frais et blindé de bonnes idées au moment de composer et enregistrer des titres regroupés comme toujours dans un EP au nom évocateur, cette fois-ci, c'est Radio edit.

C'est aussi le titre du premier morceau dont les premières notes tombent comme des gouttes d'eau aux effets multiples, le temps d'un petit réglage et le son devient plus pur, plus rond, la batterie cale son rythme, guitare et basse attaquent leurs cordes, tout le monde fait une pause et la machine se remet en route, rajoutant une couche de mélodie à la trame précédente. La piste prend donc de la hauteur, s'électrise, se densifie et nous emmène toujours un peu plus loin avant que les parasites reprennent le dessus. En à peine trois minutes, les Neko nous ont transporté (à la manière d'un Pillow pour les connaisseurs...) là où d'autres de marquent leurs empreintes qu'en plusieurs longues minutes au risque d'ennuyer voire de perdre l'auditeur.

Les quatre autres plages du CD oscillent entre 5 et 8 minutes mais ne se diluent pas pour autant dans le temps, les Neko maintiennent le tempo et une certaine dynamique même si fatalement le rythme se ralentit pour faire durer le plaisir ("Stony Parker") ou laisser prendre la mayonnaise avant d'enclencher la saturation destructrice ("Kookie" bénéficie de cette architecture chère à de nombreux post-rockeurs, Mogwai en tête). Le groove des Lillois maintient la vitalité au coeur des morceaux, des sons très clairs, notamment ceux de la batterie, jouent les fils d'Ariane et c'est souvent la guitare qui vient déchirer l'atmosphère et rompre l'équilibre.

Avec une très belle production (même les effets bien triturés sonnent très propres), un très bel artwork (encore !) et des titres toujours aussi réjouissants, les Neko repassent en mode "actif" pour quelques mois avec la sortie de ce Radio edit, il s'agit de ne pas passer à côté avant qu'ils ne s'éclipsent de nouveau...