Neko : One hit wonder! Après la série de concerts dédiés à Ghost tracks, les Neko se sont fait discrets pour se consacrer à leurs familles et leurs amis, jouant de ci de là et interprétant à l'occasion quelques nouveaux titres, ils les ont bossé chez eux (et un peu dans un studio de Bruxelles) et nous les livrent sous la forme d'un nouvel EP dont l'intitulé est encore un clin d'oeil à l'industrie musicale : One hit wonder !. Si seulement une de leurs compos pouvaient leur rapporter autant que celle de Patrick Hernandez... C'est encore Izo (cf Mathieu Drouet (juin 2008)) qui signe l'artwork du disque et si les photos sont jolies, le rendu est moins percutant que le sublime Ghost tracks.
Musicalement, les Neko continuent d'offrir leur version du post rock, quelque part entre Microfilm et Dont Look Back pour ne citer que des références françaises... Trois instruments (guitare, basse et batterie) pour de multiples sonorités et 6 titres qui tournent autour des 6 minutes pour nous faire traverser différents états, depuis la douceur ("Nightdrive") jusque la rage ("Monomaniak") en passant par l'envie ("Oskar, superstar!"). Les quelques voix samplées de "Dirty Natalie" viennent nous sortir un peu de la route mais "Selene's orbit" remet vite tout en place avec le schéma classique (mais toujours efficace), une introduction lente, tortueuse et une montée de distorsion pour aller titiller le sommet du titre avant de redescendre tranquillement.
Pas de révolution pour les Neko qui se ne creusent pas uniquement le crâne à trouver des significations à leurs noms mais également à élaborer de jolies plages musicales, elles ne seront jamais des hits mais les 4 lettres, Neko, marqueront durablement ceux qui les croiseront, c'est déjà pas mal !