Rock Rock > Neïmo

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Issus de la brillante génération 1977, Camille (guitariste) et Matthieu (claviers) fréquentent le même lycée et jouent ensemble pour passer le temps... Chargé d'animer une soirée, ils trouvent en la personne de Bruno un chanteur qui n'a pas froid aux yeux ni aux oreilles, l'histoire peut commencer... Démo, petits concerts, plans à l'arrache et Neïmo enregistre From scratch un premier album (8 titres) chez eux en novembre 2004, leur son pop rock croisant plusieurs influences (depuis la new wave jusqu'au punk) charme les ricains et Alexis qui rejoint le combo à la batterie. Le petit label américain Shangri La Music les signe et c'est en grandes pompes que Moderne incidental déboule en France le 22 septembre 2008.

Neïmo / Chronique LP > Moderne incidental

neïmo : moderne incidental Chant accrocheur, rythmique simple et punchy, guitares tendues, petits effets au clavier, Neïmo synthétise parfaitement les exigences de la pop moderne à l'anglaise (Bloc Party, The Rakes, Kasabian ...) et leurs influences tant punk gentillettes que new wave décoiffante. Très facile d'accès avec des compos courtes et bien envoyées, Moderne incidental est un recueil de tubes en puissance qui a le potentiel pour faire fondre Anglais, Belges, Scandinaves et Américains, pourtant maîtres de la pop efficace et pas idiote. A l'instar de The Married Monk, il est difficile de les penser français si on ne connaît pas leur nationalité, depuis quand un groupe hexagonal n'a pas pondu un titre du calibre de "Echoing pixels" ou "Lines" ? Un tempo énergique et un chant catchy sur des instrus bien pensés, c'est pas compliqué sur le papier mais réaliser la bonne tambouille et faire prendre la sauce, c'est autre chose... Neïmo a certainement bien appris ses leçons, a du beaucoup écouté quelques maîtres et doit s'imposer une sélection drastique de ses créations pour n'offrir que le meilleur. Quand ils s'assagissent, ça me plaît un peu moins ("Peter & the wolves"), peut-être parce que ça met davantage en valeur le clavier qui sonne old school ("Diamond lane"), mais ces ralentissements ne concernent qu'un tiers de l'album et sont suffisamment bien placés pour ne pas me lasser. Neïmo peut aussi appuyer sur la pédale d'accélérateur et donner dans le rock survitaminé avec des guitares bien plus sales et saturées ("Carsick").
Moderne incidental est donc une des bonnes surprises de la rentrée au rayon "rock français" même si ça chante bien sûr en anglais... Sur nos ondes, ils ont largement leur place aux côtés des grosses cylindrées brit-pop citées plus haut, d'autant plus que le "revival" est toujours à la mode et que ces mecs-là ne vivent pas que dans le passé.

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