nebula_to_the_center_artwork Un groupe qui se compose de trois ex-Fu Manchu et qui se révèle capable de pondre des titres du calibre d'un "Long day" ou "Fall of Icarus", deux morceaux stoner groovyssimes (copyright W-Fenec.org, sic) et psychés, que les amateurs du genre les plus attentifs n'auront pas manqué de repérer à l'écouté de Dos EP's, ne peut pas s'arrêter là. Forcément, il doit y avoir une suite à tout ça, parce que Nebula s'est érigé avec ce double EP, comme l'apôtre d'un stoner-rock bluesy à souhait, comme on en voit que trop rarement. Aussi, la sortie de To the center, premier LP du groupe se devait d'être attendue, entre les garanties constructeurs des premiers EP et les défauts de fabrication inhérents à tout premier album, on n'avait pas le droit de passer à côté de ça, décryptage de la bête.
Véritable ballade stoner/blues caniculaire à travers le désert californien, l'introductif et éponyme To the center pose d'entrée, pour ceux qui ne connaissaient pas encore le groupe, les bases du style Nebula. Faux rythme, coolitude assumée, quelques petits soli de grattes discrètement distillés et un son atypique, font de ce premier titre un modèle du genre. Deuxième titre et le trio enclenche la machine à tubes, avec un "Come down", aux lignes de gratte ultimes et à la rythmique démentiel. Court (à peine deux petites minutes), brut de décoffrage, post-grunge speedé. Le style de Nebula est assez difficile à identifier après une seule écoute tant il se nourrit de toutes les influences qui ont fait le rock de ces 20 dernières années. Le groupe aligne les brûlot heavy rock teintés d'un psychédélisme hérité des 70's ("What you're looking for", "Antigone", "Between time" et "You mean nothing").
On dicerne ci-et là quelques influences orientalisantes dans les riffs (l'excellent "Freedom"), un esprit punk-rock que l'on dans quelques rythmiques épileptiques, un groove abrasif et une attitude définitivement en phase avec l'esprit du stoner ("I need somebody"). Certes cet album est loin d'être parfait ("So low", "Fields of psilocybin"), mais To the center apporte la preuve que Nebula, très loin de n'être une pâle copie de Fu Manchu, en dans le ventre et a le potentiel pour frapper fort lorsque son style sera parvenu à matûrité. Ce qu'il fera effectivement avec ses albums suivants.