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Biographie > Nations (on) Fire

Né début 2009 au Sud de la Californie, Nations Afire est un carré d'as rock/punk comptant quatre routiers du genre : Chris Chasse (ex-Rise Against), la paire d'Ignite Nik Hill & Brett Rasmussen ainsi que Todd Henning (Death By Stereo). Le groupe sait y faire et ses membres enregistrent rapidement de quoi faire leurs preuves avec un EP intitulé The uprising qui paraît quelques mois seulement après la formation officielle du groupe. Les américains se rodent en live, prennent leur temps avant de passer à l'étape suivante courant 2011 en enregistrant un premier album long-format au légendaire Blasting Room Studios de Fort Collins, Colorado (USA) où ont notamment été conçus quelques uns des meilleurs albums de Rise Against, NOFX ou Propagandhi, soit la fine fleur du punk (et affiliés) de la scène nord-américaine des deux dernières décennies.
Intitulé The ghosts we will become, cet opus sort à l'été 2012 via Redfield Records (Death Letters, Mutiny on the Bounty, Textures, We Came As Romans...).

Nations Afire / Chronique LP > The ghosts we will become

Nations Afire - The Ghosts We Will Become Avec un line-up composé d'ex-membres de Death By Stereo, Ignite et Rise Against, Nations Afire transpire le rock punky à la californienne, la power-pop taillée pour électriser un public en live et le savoir-faire pour emballer le tout avec l'efficacité de faiseurs expérimentés. Les premiers titres défilent à la vitesse grand V et l'évidence se fait jour d'elle-même : The ghosts we will become va collectionner les roquettes mélodiques calibrées pour fonctionner à plein tube ("I am an army", "The ghosts we will become", "Nine lives"). Certes, c'est parfois un peu chargé en sucrerie, voire même un chouilla mainstream, mais ça se laisse dévorer avec une aisance sidérante.

Infusée au son des Foo Fighters et de Rise Against avec un zeste de fulgurances hardcore punk à la Propagandhi, la griffe rock/punk/power-pop des Américains ne réinvente certainement pas ici le genre, pas plus qu'elle ne transcende les codes d'une frange musicale que l'on retrouve aisément sur n'importe quelle bande-son de production hollywoodienne estivale. Mais encore une fois, ce qu'il fait, Nations Afire le ficèle avec une jolie efficacité. De l'énergie à revendre (sur "One perfect day" ou "In absentia"), une maîtrise formelle des plus imparables (normal vu le background des types ici présents cela dit) et des morceaux fuselés qui s'enchaînent à la perfection, difficile de bouder son plaisir, simple. Evidemment, on pourra gloser longtemps sur le fait que le groupe ne réinvente pas le genre, pas plus qu'il ne cherche pas plus la prise de risques inconsidérés (mais bienvenus), l'idée n'est pas là en même temps.

D'"Occams razor" à "Wolves" en passant par "Pick up the pieces", "Break your fall" ou l'évidente (un peu trop) ballade "Even the blackest heart still beats", Nations Fire fait ce qu'on lui demande, soit envoyer du fun par palettes et sans le moindre complexe : quelques petites torpilles rock punky bien senties et dopées par un feeling power-pop ultra-mélodique (un "The legacy we leave" ironiquement respectueux de ses modèles, "The concussionist" final tout en fluidité harmonieuse). Ne manque plus qu'un soupçon de personnalité, un supplément d'âme et alors, Nations Afire pourra faire comme ses illustres contemporains : écumer les salles nord-américaines et mettre le feu à la bannière étoilée en jouant les faux rebelles. Pour l'instant, c'est déjà très sympathique à défaut de mieux. Et c'est déjà pas mal.